Destruction des mausolées de Tombouctou au Mali.
Destruction des mausolées de Tombouctou au Mali. ©Reuters
Destruction des mausolées de Tombouctou au Mali. ©Reuters
Destruction des mausolées de Tombouctou au Mali. ©Reuters
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De l'Etat islamique à Boko Aram en passant par Aqmi, les mouvements djihadistes ont aussi en commun de détruire le patrimoine. A commencer par le patrimoine islamique, comme en témoigne le saccage des mausolées de Tombouctou. Retour en 2014, quand Mossoul devenait une ville-martyre.

Avec
  • Christian Jambet directeur d'études à l'Ecole pratique des Hautes Etudes, à la chaire "Philosophie en islam".

Un des phénomènes qui animent les mouvements islamistes radicaux se réduit à la haine de la culture. Ce sentiment est partagé par tous les djihadistes, de Boko Haram (qui veut dire « Livres interdits ») à AQMI, d’Ançâr shar’î’a à l’Etat Islamique.

Souvenez-vous du scandale de la destruction des mosquées et mausolées de Tombouctou par Aqmi. Cette fin 2014, l’actualité nous offre un exemple de destruction systématique, œuvre de l’Etat Islamique dans Mossoul, la deuxième ville d’Irak. La quasi totalité du riche patrimoine monumental de la ville est détruite. L’EI a commencé par faire disparaître les monuments musulmans.

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Mosquées, mausolées, mémoriaux, tombeaux de personnalités spirituelles ou scientifiques ne sont plus qu’amas de gravats. Nous chercherons à détecter les dérèglements qui conduisent à ce désastre. Le plus patent étant la transformation d’une religion en idéologie de combat.

Bibliographie

Dernier livre paru de notre invité : Qu’est-ce que la philosophie islamique ? , Gallimard (2011)