Des manifestants le 13 mars 2020 à Alger ©AFP - RYAD KRAMDI / AFP
Des manifestants le 13 mars 2020 à Alger ©AFP - RYAD KRAMDI / AFP
Des manifestants le 13 mars 2020 à Alger ©AFP - RYAD KRAMDI / AFP
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Résumé

Si la colère et la motivation des militants du Hirak semble toujours vive, les autorités ne semblent pas prêtes ni aux concessions ni au dialogue. Le Hirak algérien survivra-t-il à l’épidémie ? Comment la mobilisation évolue-t-elle dans ses formes de mobilisation et ses mots d’ordre ?

avec :

Farida Souiah (politiste, chercheuse associée au LAMES (Laboratoire méditerranéen de sociologie), université Aix-Marseille.), Akram Belkaïd (Essayiste et journaliste au Monde Diplomatique.), Luis Martinez (politiste et spécialiste du Maghreb et du Moyen-Orient, directeur de recherche au CERI. Ses recherches portent sur l’Etat au Maghreb, la démocratisation, l’islamisme et la rente pétrolière.), Clément Deshayes (Anthropologue, enseignant à Paris 1, spécialiste du Soudan).

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Alors qu’il avait commencé en février 2019, et que la chute d’Abbdelaziz Bouteflika deux mois plus tard et son remplacement par un nouveau président - Abdelmadjid Tebboune - n’avait pas suffit à le faire taire, c’est finalement le Covid-19 qui aura eu raison du Hirak

En effet, le vendredi 20 mars, pour la première fois depuis plus d’un an, aucune marche n’a été organisée dans les rues d’Alger, d’Oran ou encore de Tizi Ouzou.

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Afin de prévenir les risques de contagion par le Covid-19 et par crainte de mettre à mal un système de santé fragile, les militants du Hirak décidèrent de suspendre les manifestations.

Le pouvoir, quant à lui, annonçait la mise en place d’un vaste plan de confinement : fermeture des écoles, des magasins, des espaces publics.

Aujourd’hui avec un  bilan de 10 000 personnes contaminées et 724 morts recensés, le pire semble avoir été évité et, à l’instar de nombreux pays, l’heure est au déconfinement en Algérie. Les commerçants ont été autorisés à rouvrir et une nouvelle phase d’assouplissement est attendue pour le 14 juin.

Avec ce timide retour à la normale une question est sur toutes les lèvres : les marches du vendredi vont-elles reprendre ? Les algériens qui manifestent depuis des mois pour un véritable changement de régime et le départ de ce qu’ils nomment le “système” vont-ils reprendre la rue ?  

Si la colère et la motivation des militants du Hirak semblent toujours vives, les autorités, elles, ne semblent toujours pas enclines au dialogue ni aux concessions. Au contraire, la multiplication des arrestations et autres pressions en tout genre laisse craindre une reprise en main  du régime à la faveur de la crise sanitaire…

Le Hirak algérien survivra-t-il à l’épidémie ?

Extraits sonores

- Samira Messouci ((Nouvelle Algérie, 15 mars 2020))

- Abdelmadjid Tebboune (Algérie 1, 17 mars 2020)

- Extrait du film « Harragas » de Merzak Allouach (2019)

Extrait musical

- "Bledi ya Bledi" de Baâziz

Une émission préparée par Mélanie Chalandon. 

Références

L'équipe

Florian Delorme
Production
Benjamin Hû
Réalisation
Hélaine Lefrançois
Production déléguée
Bertille Bourdon
Collaboration
Mélanie Chalandon
Production déléguée
Margaux Leridon
Collaboration
Vincent Abouchar
Réalisation