Joe Biden (à l'époque vice-président) et le Premier ministre irakien Haider Al-Abadi (à gauche) tiennent une réunion du Comité supérieur de coordination Etats-Unis - Irak, à Washington, DC, le 16 avril 2015.
Joe Biden (à l'époque vice-président) et le Premier ministre irakien Haider Al-Abadi (à gauche) tiennent une réunion du Comité supérieur de coordination Etats-Unis - Irak, à Washington, DC, le 16 avril 2015.
Joe Biden (à l'époque vice-président) et le Premier ministre irakien Haider Al-Abadi (à gauche) tiennent une réunion du Comité supérieur de coordination Etats-Unis - Irak, à Washington, DC, le 16 avril 2015. ©AFP - Saul Loeb
Joe Biden (à l'époque vice-président) et le Premier ministre irakien Haider Al-Abadi (à gauche) tiennent une réunion du Comité supérieur de coordination Etats-Unis - Irak, à Washington, DC, le 16 avril 2015. ©AFP - Saul Loeb
Joe Biden (à l'époque vice-président) et le Premier ministre irakien Haider Al-Abadi (à gauche) tiennent une réunion du Comité supérieur de coordination Etats-Unis - Irak, à Washington, DC, le 16 avril 2015. ©AFP - Saul Loeb
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Résumé

Retour sur la situation en Pologne, où le gouvernement a entériné fin janvier un décret conduisant à l'interdiction quasi-totale de l'avortement. Puis une discussion autour de la politique étatsunienne en Irak : quelle y sera la ligne de Joe Biden ? Assumera-t-il ses erreurs passées dans le pays ?

avec :

Loulouwa Al-Rachid (chercheuse spécialiste de l'Irak), Myriam Benraad (Politologue, spécialiste du Moyen-Orient, professeure associée en relations internationales), Hélène Bienvenu (Journaliste indépendante), Marc Semo (correspondant diplomatique du Monde).

En savoir plus

Première partie - retour de Pologne

Ratification de la loi polonaise sur l’avortement

Le 27 janvier 2021, le Tribunal Constitutionnel polonais publiait dans le journal officiel les détails de son décret sur la limitation de l’avortement, rendant désormais illégal l’avortement en cas de malformation grave du fœtus, raison qui concerne quasiment la totalité des avortements dans le pays. L’avortement ne reste donc légal qu’en cas de viol ou danger de mort pour la mère. Une publication qui rend effective la décision de l’arrêt du 22 octobre, qui avait suscité une grande vague de manifestations partout dans le pays, avec 100 000 manifestants fin octobre. Pourtant aujourd'hui, les contestations sont plus réduites.

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La limitation du droit à l’avortement est une bataille politique pour le PIS (Droit et Justice), le parti de Jaroslaw Kaczynski depuis 2016, mais aussi le symbole de sa mainmise sur les institutions polonaises et, d'autre part, de son jeu politique avec l’Eglise et les franges conservatrices du pays.

Avec Hélène Bienvenu, journaliste indépendante. Retrouvez ici ses dernières publications.

Des manifestants prennent part à une manifestation pro-choix dans le centre de Varsovie, le 29 janvier 2021, au centième jour des protestations contre l'interdiction quasi-totale de l'avortement en Pologne.
Des manifestants prennent part à une manifestation pro-choix dans le centre de Varsovie, le 29 janvier 2021, au centième jour des protestations contre l'interdiction quasi-totale de l'avortement en Pologne.
© AFP - WOJTEK RADWANSKI

Seconde partie - table ronde d'actualité internationale

Biden et l’Irak : une vieille histoire 

Joe Biden, à peine entré en fonction, hérite d’un dossier irakien rendu compliqué par la nouvelle donne régionale, notamment l’influence de l’Iran et la nécessité de contenir la menace nucléaire qu’elle représente, mais aussi par la baisse tendancielle des moyens que l’armée américaine consacre à ce théâtre d’opérations : la présence étatsunienne sur le sol irakien est désormais réduite à seulement 2500 hommes.

Bagdad est, par ailleurs, frappée de nouveau par la violence terroriste - un double attentat de l’Etat islamique y a fait plus de trente morts et une centaine de blessés le 21 janvier 2021. Certes, l’Etat irakien a depuis annoncé la mort du chef de l’Etat islamique dans le pays.

Et malgré l’annonce officielle, il y a 3 ans, de l’éradication de Daech, le spectre du terrorisme islamiste est toujours présent. Quelle sera la ligne de Joe Biden en Irak ? Peut-il faire différemment de ses prédécesseurs ? A quoi s’attendre, alors qu’il avait voté en faveur de l’intervention armée de 2003 qui s’est avérée, on le voit aujourd’hui, être une grave erreur ?

Quelle place occupera l’Irak dans un autre dossier épineux, celui de l’Iran, priorité diplomatique de la nouvelle administration Biden ?

Une discussion en compagnie de Loulouwa Al-Rachid, chercheuse spécialiste de l'Irak, et de Myriam Benraad, chercheuse associée à l’Institut de recherches et d’études sur les mondes arabes et musulmans (Iremam).

Une émission préparée par Bertille Bourdon et Antoine Dhulster.

Référence sonore

Joe Biden, lors des primaires démocrates, revenait sur sa position quant à la guerre en Irak et considérait qu’il avait commis une « énorme erreur » (CNN, 15 janvier 2020)

Référence musicale

« Już wszystko śpi słodkim snem » du chanteur polonais Stare Radyjko (Autoproduit)

Références

L'équipe

Florian Delorme
Production
Antoine Dhulster
Production déléguée
Benjamin Hû
Réalisation
Nicolas Szende
Collaboration
Bertille Bourdon
Collaboration
Mélanie Chalandon
Production déléguée
Margaux Leridon
Collaboration
Vincent Abouchar
Réalisation