Boris Johnson quittant le 10 Downing Street à Londres le 25 janvier 2022.
Boris Johnson quittant le 10 Downing Street à Londres le 25 janvier 2022.
Boris Johnson quittant le 10 Downing Street à Londres le 25 janvier 2022. ©AFP - Daniel LEAL
Boris Johnson quittant le 10 Downing Street à Londres le 25 janvier 2022. ©AFP - Daniel LEAL
Boris Johnson quittant le 10 Downing Street à Londres le 25 janvier 2022. ©AFP - Daniel LEAL
Publicité
Résumé

Après une première étape au Portugal, où l'approche des élections anticipées laissent entrevoir les faiblesses de la gauche, direction le Royaume-Uni, où l'affaires des fêtes clandestines menace sérieusement la position de Boris Johnson.

avec :

Pauline Schnapper (Professeure de civilisation britannique à l’université Sorbonne Nouvelle), Catherine Mathieu (économiste à l’OFCE, spécialiste du Royaume-Uni), Ludovic Lamant (Journaliste).

En savoir plus

Première étape - Retour du Portugal

Militant.e.s socialistes avant un discours d'Antonio Costa à Lisbonne le 27 janvier 2022.
Militant.e.s socialistes avant un discours d'Antonio Costa à Lisbonne le 27 janvier 2022.
© AFP - PATRICIA DE MELO MOREIRA

Dimanche prochain, le 30 janvier, les Portugais et les Portugaises connaîtront le résultat des élections anticipées auxquelles ils ont été conviés. Elles ont été décidées en octobre, à la suite d’une scission entre le Parti Socialiste, mené par Antonio Costa et sa coalition de gauche, avec le Bloc et le Parti Communiste. Si Costa, qui gouverne depuis 2015, est donné favori, plusieurs incertitudes demeurent, comme le taux de participation, ébranlé par le Covid, le poids du nouveau parti d’extrême-droite Chega, ou encore la durabilité de la geringonça, ce terme qu’on peut traduire par “machin” et qui désigne la coalition de gauche. Le modèle d’union des gauches au Portugal est ébranlé.

Le Parti communiste portugais est un des rares en Europe à se revendiquer marxiste-léniniste. Ils sont sur les thématiques du travail, de la hausse de salaires, des batailles sur les entreprises des usines, quand le bloc de gauche occupe un espace un peu plus « nouvelle gauche » sur les questions sociétales, l’antiracisme, la défense de minorités sexuelles… Ludovic Lamant

Publicité

Avec Ludovic Lamant, journaliste à Mediapart.

Table ronde d'actualité internationale

Le Premier Ministre britannique est toujours sous le feu des critiques à Londres, englué dans ce qu’on appelle outre-manche le « partygate », ces fêtes organisées à Downing Street lorsque le pays entier était en confinement.

Alors qu’une commission parlementaire est déjà au travail, la police a annoncé cette semaine l’ouverture d’une enquête qui pourrait bien lui être fatale. Cela à condition, bien sûr, que les conservateurs considèrent qu’il est désormais préférable pour eux d’exfiltrer Boris Johnson et de le remplacer.

Finiront-ils par s’en convaincre ? Boris Johnson pourrait-il perdre sa place après avoir résisté au chantier de la mise en œuvre du Brexit ? Peut-il rester alors qu’il y a tant d’enjeux décisifs à venir pour le pays ? Et si ce n’était pas le cas, qui pourrait le remplacer ? Plus généralement, comment se porte la Grande-Bretagne, un peu plus d’un an après la fin de la période de transition et l’accord déterminant les règles applicables aux relations entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne ?

L’élection de Boris Johnson est très particulière, car elle rassemble à la fois des personnes qui étaient très en faveur d’un système libéral et d’autres qui avaient une approche beaucoup plus sociale. Et cela, aujourd’hui, personne d’autre que Boris Johnson ne peut le représenter. Catherine Mathieu

Il est intéressant de voir que depuis 48h, Johnson commence à envisager de retarder les hausses d’impôts prévues en avril. Un message évidemment destiné à ses propres troupes, pour sauver sa peau. Pauline Schnapper

Florian Delorme reçoit Pauline Schnapper, professeure de civilisation britannique contemporaine à l’Université Sorbonne-Nouvelle et Catherine Mathieu, économiste à l’OFCE/Sciences Po, spécialiste du Royaume-Uni.

Le dessin du jour

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Références sonores

Extrait de la passe d’armes qui s’est déroulée jeudi dernier à la Chambre des communes entre le chef de l’opposition travailliste, Keir Starmer et Boris Johnson à propos d’une éventuelle démission de ce dernier (Euronews, 26 janvier 2022)

Références musicales

  • « Flinstones » d’António Zambujo (Label : World Village)
  • « Resigned / Commercial break » de Blur (Label : EMI)
Références

L'équipe

Florian Delorme
Production
Benjamin Hû
Réalisation
Léa Capuano
Collaboration
Bertille Bourdon
Collaboration
Mélanie Chalandon
Production déléguée
Margaux Leridon
Production déléguée
Vincent Abouchar
Réalisation