Des partisans des Forces armées maliennes célèbrent le récent coup d'Etat mené par le vice-président du gouvernement de transition Assimi Goita sur la place de l'Indépendance à Bamako, le 28 mai 2021.
Des partisans des Forces armées maliennes célèbrent le récent coup d'Etat mené par le vice-président du gouvernement de transition Assimi Goita sur la place de l'Indépendance à Bamako, le 28 mai 2021.
Des partisans des Forces armées maliennes célèbrent le récent coup d'Etat mené par le vice-président du gouvernement de transition Assimi Goita sur la place de l'Indépendance à Bamako, le 28 mai 2021. ©AFP - Michele Cattani
Des partisans des Forces armées maliennes célèbrent le récent coup d'Etat mené par le vice-président du gouvernement de transition Assimi Goita sur la place de l'Indépendance à Bamako, le 28 mai 2021. ©AFP - Michele Cattani
Des partisans des Forces armées maliennes célèbrent le récent coup d'Etat mené par le vice-président du gouvernement de transition Assimi Goita sur la place de l'Indépendance à Bamako, le 28 mai 2021. ©AFP - Michele Cattani
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Résumé

En première partie, retour de Birmanie, où la contestation du coup d’Etat de février laisse place à la reprise de conflits ethniques. Puis, direction le Mali où les militaires sont seuls au pouvoir. En quoi cette situation est conflictuelle pour la France et dans l'intérêt de la Russie ?

avec :

Serge Michailof (chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), auteur notamment de Africanistan (Fayard, 2015)), Bruno Philip (Journaliste; écrivain, correspondant du journal Le Monde en Asie du Sud-Est), Marc Semo (correspondant diplomatique du Monde), Thierry Vircoulon (Chercheur associé au Centre Afrique subsaharienne de l'Ifri).

En savoir plus

Première partie - Retour de Birmanie

Le 1er février 2021, l’armée birmane renverse le pouvoir, emprisonnant la présidente Aung Sang Suu Kyi, alors qu’elle avait largement remporté les élections de novembre 2020.

Face à la violence de la répression des manifestations pacifistes - plus de 700 civils morts depuis le coup d'État -, les opposants tentent de s’organiser par la désobéissance civile, et notamment la grève générale. Si ce mouvement s’épuise peu à peu, les conflits ethniques et les guérillas, qui n’ont jamais cessé depuis la création du pays en 1948, reprennent de plus belle, au Nord du pays ou encore à la frontière thaïlandaise, avec la minorité Karen et son armée la KNU.

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Entretien avec Bruno Philip, correspondant au Monde à Bangkok.

Des manifestants font le salut à trois doigts, symbole de révolte contre le pouvoir, lors d'une manifestation contre le coup d'État militaire à Yangon, le 3 juin 2021.
Des manifestants font le salut à trois doigts, symbole de révolte contre le pouvoir, lors d'une manifestation contre le coup d'État militaire à Yangon, le 3 juin 2021.
© AFP - STR

Seconde partie - Table ronde d'actualité internationale

Coup d’Etat au Mali : l’ombre de la rivalité franco-russe

Le 24 mai 2021, un nouveau coup d'État a eu lieu au Mali. Le chef de la junte a été déclaré président de la transition la semaine dernière et sera formellement investi dans les heures qui viennent.

Derrière ce nouveau coup de force se cachent des jeux de pouvoir et d’influence qui dépassent largement les frontières du Mali. En effet, si Paris a rapidement dénoncé ce coup de force et même suspendu jusqu’à nouvel ordre les opérations conjointes avec les militaires maliens, il pourrait aussi constituer une opportunité pour enclencher un début de désengagement des troupes françaises. Ce mouvement ferait les affaires de tout un courant qui prend de l’ampleur au Mali et qui porte le projet d’un remplacement de l’ancienne puissance coloniale par la Russie. 

Quelle est la réalité et le poids de ce courant pro-russe ? Est-ce que Moscou est enclin à investir sur ce terrain miné ? Comment l’Afrique est-elle en train de devenir un nouveau terrain d’affrontement entre la France et la Russie ? 

Conversation avec Serge Michailof, chercheur associé à l’Iris, ancien directeur opérationnel de la Banque mondiale, ancien directeur exécutif chargé des opérations de l’AFD et Thierry Vircoulon, chercheur associé au centre Afrique subsaharienne de l’IFRI. 

Une émission préparée par Bertille Bourdon et Antoine Dhulster. 

Références sonores

  • Extrait du discours du colonel Assimi Goïta, ancien commandant de bataillon des forces spéciales, tenu le vendredi 28 mai dernier (France 24, 29 mai 2021)

Références musicales 

  • Swedaw Kyo - « La dent de Bouddha » de Saung Mu Mu Theim (Label : Colophon)
  • « Mali Nialé » d’Oumou Sangaré (Label : No Format)
Références

L'équipe

Florian Delorme
Production
Antoine Dhulster
Production déléguée
Benjamin Hû
Réalisation
Bertille Bourdon
Collaboration
Mélanie Chalandon
Production déléguée
Margaux Leridon
Collaboration
Vincent Abouchar
Réalisation