Dakar saoudien, Mondial qatari : un cap pour la péninsule : épisode 1/4 du podcast Le sport, arme de séduction massive

Le Khalifa International Stadium de Doha | PETER KNEFFEL / D
Le Khalifa International Stadium de Doha | PETER KNEFFEL / D - DPA / Picture alliance
Le Khalifa International Stadium de Doha | PETER KNEFFEL / D - DPA / Picture alliance
Le Khalifa International Stadium de Doha | PETER KNEFFEL / D - DPA / Picture alliance
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En plus des enjeux internationaux et régionaux, le sport joue un rôle pour les autorités auprès de leur population. Comment est pensée cette diplomatie du sport, en termes d’investissements mais aussi de rayonnement international ? Comment le sport se fait le miroir des tensions dans la région ?

Avec
  • Fatiha Dazi-Héni Chercheuse en sciences politiques à l’Institut de recherche stratégique de l’école militaire (IRSEM), spécialistes des questions de sécurité dans le Golfe
  • Raphaël Le Magoariec, chercheur au sein de l’Équipe Monde Arabe et Méditerranée de l’université de Tours
  • Laurent Grelot Professeur de physiologie à l'Université d'Aix Marseille
  • Wladimir Andreff Professeur honoraire à l'Université Paris 1, Président du Conseil scientifique de l'Observatoire de l'économie du sport

La semaine dernière, les concurrents du Rallye Dakar se sont lancés de Jeddah, en Arabie Saoudite pour la première édition de la course au Moyen-Orient, après 11 ans passés à sillonner l’Amérique du Sud et avant cela, l’Afrique.

Pourtant, la tenue de la compétition dans ce pays est loin de faire l’unanimité : dès l’annonce de l’attribution, les associations de défense de droits de l’Homme se sont insurgées contre l’image positive renvoyée du royaume alors même qu’il est tristement réputé pour ses atteintes aux droits fondamentaux (hasard du calendrier d’ailleurs, 2 jours avant le début de la compétition, s’ouvrait à Ryad le procès de 11 suspects dans le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi au consulat d’Istanbul en octobre 2018.) 

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Des années après ses voisins, Mohamed Ben Salmane, prince héritier d’Arabie Saoudite suit la stratégie adoptée par les Emirats Arabes Unis et le Qatar.

Quels sont les objectifs visés - économiques, politiques, diplomatiques ? Comment est pensée cette diplomatie du sport, en termes d’investissements mais aussi de rayonnement international ?

Comment le sport se fait le miroir des tensions régionales ? Et comment est-il utilisé à des fins intérieures afin d’asseoir la légitimité de pouvoirs peu soucieux des principes démocratiques et des libertés fondamentales ? 

Extraits sonores : 

- David Castera, patron du Dakar au micro de Valérie Crova pour la rédaction de France Inter le 05 janvier 2020

- Laia Sanz, pilote moto et participante au Dakar 2020 estime que c’est une bonne chose que les femmes y participent (RMC Sport, 05 janvier 2020)

- Antoine Madelin de la FIDH critique l’organisation du Dakar 2020 en Arabie Saoudite (France 24, 05 janvier 2020)

- Extraits d’une interview de Khaldoon Al Mubarak, président de Manchester City à propos des succès de son club (Bloomberg, 27 juin 2018)

- Témoignage d’Habibur Rahman, électricien népalais sur les conditions de travail et de vie au Qatar 

- Sharan Burrow, Secrétaire Générale de la Confédération syndicale Internationale, critique les conditions de travail esclavagiste au Qatar en prévision de la Coupe du Monde de football de 2020 (Omnisport, 2015) 

- Témoignage de Florante Mitra Cabrito, représentant de la communauté philippine au Qatar en 2015 qui critique la kafala, un type de parrainage au Qatar qui régit d’une certaine manière le travail des travailleurs étrangers.

Extraits musicaux : 

-       « No woman no drive » du chanteur saoudien Alaa Wardi qui en 2013 moquait les interdits de son royaume 

-      Musique en tapis : « Jacquard causeway » de Boards of Canada (label : Warp)

Une émission préparée par Bertille Bourdon. 

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