Jackson Mukasa et Kim Mukisa, accusés de vivre comme « mari et femme », quittent le tribunal de Kampala après qu'un juge ougandais a classé l'affaire - faute de preuve - le 22 octobre 2014.
Jackson Mukasa et Kim Mukisa, accusés de vivre comme « mari et femme », quittent le tribunal de Kampala après qu'un juge ougandais a classé l'affaire - faute de preuve - le 22 octobre 2014.
Jackson Mukasa et Kim Mukisa, accusés de vivre comme « mari et femme », quittent le tribunal de Kampala après qu'un juge ougandais a classé l'affaire - faute de preuve - le 22 octobre 2014.  ©AFP - EMMANUEL LERROUX-NEGA
Jackson Mukasa et Kim Mukisa, accusés de vivre comme « mari et femme », quittent le tribunal de Kampala après qu'un juge ougandais a classé l'affaire - faute de preuve - le 22 octobre 2014. ©AFP - EMMANUEL LERROUX-NEGA
Jackson Mukasa et Kim Mukisa, accusés de vivre comme « mari et femme », quittent le tribunal de Kampala après qu'un juge ougandais a classé l'affaire - faute de preuve - le 22 octobre 2014. ©AFP - EMMANUEL LERROUX-NEGA
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Résumé

Selon l’association ILGA, 33 des 59 pays africains criminalisent toujours l’homosexualité en 2019. Si les peines varient de la mort à quelques années de prison, c’est l’encouragement de la violence populaire qui inquiète. Comment la violence d’État et la violence populaire s’articulent-elles ?

avec :

Bénédicte Champenois-Rousseau (sociologue expatriée en Afrique du Sud depuis 33 ans et auteure du blog « Ngisafunda ».), Patrick Awondo (sociologue, enseignant à l'université de Yaoundé et chercheur invité à l’University Collège de Londres), Boris Bertolt (chercheur en criminologie à l’université de Canterbury au Royaume-Uni).

En savoir plus

Selon la dernière édition du rapport de l’Association internationale des lesbiennes, gays, bisexuels, trans et intersexes (Ilga) publiée en mars dernier, trente-trois pays du continent africain continuent de pénaliser les relations sexuelles entre personnes du même sexe.

De la violence d’État à la violence populaire

Si dans certains État, les personnes homosexuelles encourent la condamnation à mort, les autres pays sanctionnent ces relations par des peines qui vont de la perpétuité à plusieurs années de prison. 

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L’héritage juridique lié à l’homophobie relève également du legs colonial dans les anciennes colonies britanniques. Ce n’est pas le cas dans les anciennes colonies françaises. Boris Bertolt

Mais surtout, au-delà de la violence d’État, ces législations répressives laissent observer partout un encouragement de la violence populaire qui prend la forme de lynchages sauvages ou d’autres sévices spontanés.

Alors comment vit-on homme ou femme homosexuel.le dans un pays où l’amour vous est interdit ? Comment la violence d’État et la violence populaire s’articulent-elles ? Sur quels terreaux culturels, religieux, et politiques prospèrent-elles ?

Une émission préparée par Margaux Leridon, Marguerite Catton et Corentin Mançois.

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Extraits sonores :

- Témoignage d’un homosexuel Sénégalais anonyme (Le Monde, 2016) 

- Témoignage d’un militant LGBT ougandais à Kampala (RFI, 2 septembre 2016) 

- Témoignage de Marc Lambert, militant homosexuel camerounais violemment arrêté par la gendarmerie camerounaise et gardé en prison pendant un an et douze jours (France 24, 17 janvier 2014)

- Témoignage de Derek Jaggers, homosexuel sud-africain (reportage d’Akintayo Adetokunbo diffusé en 2014) 

Extraits musicaux :

- Nobody’s knows le célèbre morceau de negro spiritual interprété ici par le groupe sud-africain BCUC (label : Buda Musique)

Pour aller plus loin :

- Mark Gevisser, _Lost and Found in Johannesburgi (_Granta Books, 2014)

Références

L'équipe

Florian Delorme
Production
Benjamin Hû
Réalisation
Maïder Gerard
Collaboration
Marguerite Catton
Collaboration
Samuel Bernard
Collaboration
Mélanie Chalandon
Production déléguée
Vincent Abouchar
Réalisation