Le rapport confirme l'utilisation des chars «Leclerc» émiriens dans les opérations de reconquête d'Hodeïda, fin septembre 2018. (Photo d'illustration)
Le rapport confirme l'utilisation des chars «Leclerc» émiriens dans les opérations de reconquête d'Hodeïda, fin septembre 2018. (Photo d'illustration)
Le rapport confirme l'utilisation des chars «Leclerc» émiriens dans les opérations de reconquête d'Hodeïda, fin septembre 2018. (Photo d'illustration)  - AFP PHOTO / STR
Le rapport confirme l'utilisation des chars «Leclerc» émiriens dans les opérations de reconquête d'Hodeïda, fin septembre 2018. (Photo d'illustration) - AFP PHOTO / STR
Le rapport confirme l'utilisation des chars «Leclerc» émiriens dans les opérations de reconquête d'Hodeïda, fin septembre 2018. (Photo d'illustration) - AFP PHOTO / STR
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Résumé

Le 19 janvier, les principaux dirigeants impliqués dans le conflit libyen réaffirmaient à Berlin leur engagement de faire respecter le traité sur les armes de 2014. Pourtant, dès la semaine suivante, la Mission de l’ONU pour la Libye dénonçait de multiples violations de cet embargo.

avec :

Ali Bensaâd (professeur des universités, à l'Institut français de géopolitique de l'université Paris 8), Laurent Bonnefoy (Politologue spécialiste de la péninsule arabique. Chargé de recherche au CNRS, au CERI et au centre français d’archéologie et de sciences sociales de Sanaa (CEFAS), auteur notamment de Le Yémen, de l’Arabie heureuse à la guerre (Fayard)), Aymeric Elluin (Responsable Plaidoyer Armes à Amnesty International).

En savoir plus

Le 19 janvier dernier, les principaux dirigeants impliqués dans le conflit libyen affirmaient à Berlin leur engagement à «refréner toute activité exacerbant le conflit », appelant «toutes les parties concernées à redoubler d’efforts pour une suspension durable des hostilités, la désescalade et un cessez-le-feu permanent».

Pourtant, depuis 2011, toutes les parties en présences violent l’embargo sur les armes imposé par le Conseil de Sécurité et participent plus ou moins directement au conflit (de l’Egypte à la Turquie en passant par les EAU ou encore la Russie). 

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Celui-ci est même devenu le théâtre de rivalités régionales et autres batailles diplomatiques.

Un constat du même ordre s’impose au Yémen, où l’ONU a déclaré un embargo en 2015, mais où les armes continuent d’abreuver les deux camps (les rebelles Houthis soutenus et armés par l’Iran d’un côté, la coalition menée par l’Arabie Saoudite de l’autre dont la France est l’un des principaux fournisseurs). 

Alors comment comprendre cet échec ? Que nous dit-il des failles du multilatéralisme et du droit international ?  

Les intérêts économiques et financiers auront-ils toujours raison des ambitions régulatrices en matière de vente d’armes ? D’ailleurs quels sont les cadres juridiques existants ?

Et enfin quelles conséquences, sur le terrain, de l’incapacité à contrôler le commerce des armes ? 

Il faut faire en sorte que l’Etat fasse tout pour faire respecter les embargos sur les armes, et que les parlementaires se saisissent de ces questions-là.  Aymeric Elluin 

À lire : Etats-Unis : la carte politique du contrôle des armes à feu

« Les puissances étrangères sont devenues les acteurs majeurs du conflit libyen qui échappe complètement aux libyens eux-mêmes. » Ali Bensaad. 

En savoir plus : Faut-il vendre des armes aux dictateurs ?

« Le levier de l’armement ne mettrait pas fin à la guerre aujourd’hui car il y a  trop d’enjeux et de complexité et un conflit qui a toutes les raisons de se poursuivre. »  Laurent Bonnefoy.

Extraits sonores 

- Lors de la conférence de Berlin, Angela Merkel entérine l’engagement de tous les participants à respecter le cessez-le-feu (Euronews, 19 janvier 2020)

- Au micro de Taoufik Mjaïed, Ghassan Salamé est revenu sur les conclusions de la conférence de Berlin concernant l’embargo sur les armes (France 24, 23 janvier 2020)

- Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, concernant ces mêmes conclusions de la conférence de Berlin (AFP, 20 janvier 2020)

- Début janvier dernier, Ankara s’apprêtait à envoyer des forces militaires en Libye pour soutenir le Gouvernement d'union nationale de Fayez al-Sarraj contre les forces du maréchal Khalifa Haftar (France 24, 02 janvier 2020)

- Témoignage de Radhya Al-Mutawakel, présidente de l’organisation Mwatana pour les droits humains au Yemen (extrait du documentaire « Mon pays fabrique des armes » d’Anne Poiret, France 2, 17 mai 2019) 

Extraits musicaux : 

-      « Yatim » par la chanteuse d’origine yéménite Shiran (label : Batov records)

-      Musique en tapis : « Nothing is real » de Boards of Canada (label : Warp)

Retrouvez les musiques diffusées dans l'émission sur notre playlist Soundsgood à télécharger sur  Spotify, Deezer, Youtube, Napster :

Références

L'équipe

Florian Delorme
Production
Benjamin Hû
Réalisation
Hélaine Lefrançois
Production déléguée
Bertille Bourdon
Collaboration
Mélanie Chalandon
Production déléguée
Margaux Leridon
Collaboration
Vincent Abouchar
Réalisation