Abdelmadjid Tebboune (d) et Jean-Yves Le Drian (g), à Alger le 21 janvier 2020
Abdelmadjid Tebboune (d) et Jean-Yves Le Drian (g), à Alger le 21 janvier 2020
Abdelmadjid Tebboune (d) et Jean-Yves Le Drian (g), à Alger le 21 janvier 2020 ©AFP - RYAD KRAMDI /
Abdelmadjid Tebboune (d) et Jean-Yves Le Drian (g), à Alger le 21 janvier 2020 ©AFP - RYAD KRAMDI /
Abdelmadjid Tebboune (d) et Jean-Yves Le Drian (g), à Alger le 21 janvier 2020 ©AFP - RYAD KRAMDI /
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Résumé

Quels que soient les résultats de l'activisme politique sur le dossier libyen, il signe le retour dans l’arène de l’Algérie, passée en quelques décennies de pays phare du mouvement des non-alignés à fantôme géopolitique. Est-ce le signe d'un retour durable du pays dans le concert des nations ?

avec :

Benjamin Stora (Historien, auteur du rapport public "Les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d'Algérie" commandé en juillet 2020 par le président de la République), Slimane Zeghidour (écrivain et éditorialiste à TV5 Monde.), Hasni Abidi (directeur du Centre d'Etudes et de Recherche sur le Monde Arabe et Méditerranéen, à Genève).

En savoir plus

Ces dernières semaines, le nouveau gouvernement algérien du président Tebboune (élu en décembre dernier) a fait montre d’un certain activisme sur la scène internationale, depuis le 33ème sommet de l’Union Africaine jusqu’au sommet d’Alger réunissant les protagonistes du conflit libyen.

Sur ce dernier dossier, le gouvernement algérien a même orchestré un impressionnant ballet diplomatique pour tenter de reprendre en main le dialogue international. 

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Aux responsables d’Europe, d’Afrique et du Moyen-Orient qui se sont succédés à Alger, le Président Abdelamdjid Tebboune, le Premier ministre Abdelaziz Djerad et le ministre des Affaires étrangères Sabri Boukadoum ont présenté leur vision du conflit.

Quels que soient les résultats, encore incertains, de cet activisme, il signe le retour dans l’arène de l’Algérie, passée en quelques décennies de pays phare du mouvement des non-alignés à fantôme géopolitique. Un effacement que beaucoup attribue à Abdelaziz Bouteflika, lui-même ancien ministre des Affaires étrangères et qui a conservé une mainmise sur l’appareil diplomatique en devenant président.

Son affaiblissement physique ayant empêché le moindre déplacement le pays a été de facto exclu de la scène diplomatique.

Le régime post-Bouteflika va-t-il pouvoir organiser le retour de l’Algérie dans le concert des nations ? D’ailleurs quels sont les dossiers qui l’attendent ? Peut-on s’attendre à une évolution de ses relations avec ses voisins directs – de la Tunisie au Maroc en passant par la Libye, le Mali, la Mauritanie ou le Niger ? Dans quelle mesure ce nouvel activisme diplomatique répond-il à des objectifs de politique intérieure, alors que le Hirak se poursuit ? 

L’Algérie n’a aucune puissance ni économique, ni militaire, ni idéologique pour peser sur le jeu libyen. » Slimane Zeghidour 

En savoir plus : Entre crise, révolution et élection… Comment raconter l’Algérie d’aujourd’hui ?

Le gouvernement algérien a compris que le Hirak était un atout pour changer l’image de la diplomatie algérienne à l’étranger. Hasni Abidi 

La politique étrangère est par nature le miroir de la politique intérieure. Hasni Abidi 

Alger, la Mecque des révolutionnaires 

Ce qui domine à l’époque la scène mondiale, c’est la rivalité Est-Ouest, et à ce titre là, il fallait gagner les faveurs des monument tiers-mondistes .  Benjamin Stora 

A la faveur de la décolonisation, il fallait trouver une voie politique intermédiaire entre l’ impérialisme et le socialisme bureaucratique  Benjamin Stora

Extraits sonores 

Extrait de l’allocution du nouveau président algérien Abdelmajid Tebboune à propos de sa vision pour la diplomatie algérienne (Extrait discours officiel, 19 décembre 2019) 

- En janvier 2013, une prise d’otages a eu lieu sur le site gazier d'In Amenas. On entend ici trois témoignages du personnel présent sur le site. Selon un bilan officiel, ce dernier acte de la prise d'otages qui a débuté mercredi 16 janvier a fait 21 morts parmi les otages et 32 dans les rangs des ravisseurs (France info, 19 janvier 2013) 

- Che Guevara à Alger au début des années 60. Il s’y rend une première fois en juillet 1963 à l’occasion du premier anniversaire de l’indépendance. (Extrait du documentaire « Alger, Mecque des révolutionnaires » de Ben Salma diffusé sur Arte le 17 mai 2017)

Extraits musicaux 

-      Musique de fin : « Ifriqiya » (« Afrique ») de Miraim Makeba, chanté en arabe et tiré de l’album « The Guinea years » (label : Stern’s Africa Classics)

-       « Astrakan Cafe » de Melange Collective (autoproduit)

Une émission préparée par Margaux Leridon. 

Références

L'équipe

Florian Delorme
Production
Benjamin Hû
Réalisation
Hélaine Lefrançois
Production déléguée
Bertille Bourdon
Collaboration
Mélanie Chalandon
Production déléguée
Margaux Leridon
Collaboration
Vincent Abouchar
Réalisation