Sur le site gazier d'Amenas, le 16 janvier 2018. |  ©Getty - | Ryad Kramdi
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Sur le site gazier d'Amenas, le 16 janvier 2018. | ©Getty - | Ryad Kramdi
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Résumé

En matière d’économie, les autorités algériennes se félicitent d’avoir maintenu le pays à flot malgré le décrochage du prix du pétrole en 2014. Quels seraient les principaux chantiers à mettre en oeuvre pour assurer la santé économique ?

avec :

Raouf Boucekkine (économiste), Nassima Zeggaï (Docteure en géographie, enseignante à Paris 13 et à l’Université de Versailles-Saint-Quentin), Fatiha Talahite (Chercheuse au CNRS et spécialiste des politiques économiques algériennes).

En savoir plus

Si l’économie algérienne a tenu jusqu’ici grâce à sa manne pétrolière, les problèmes pourraient bientôt se faire jour. En effet, pour un Etat dont la majeure partie du budget repose sur la rente des hydrocarbures, le pire semble effectivement avoir été évité.

Mais à y regarder de plus près, il est évident que l’équilibre actuel est fragile.

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Ce n’est que grâce à la planche à billets que le gouvernement a pu continuer de subventionner les produits de première nécessité - et ce alors que le niveau des subventions avait été considérablement relevé en 2011, pour éviter la  contagion des Printemps arabes.

La méthode ne peut être reproduite à l’infini, et l’Algérie, viscéralement attachée à sa souveraineté, voit désormais planer la menace des exigences du FMI, à qui elle pourrait se trouver contrainte d’emprunter.

De quoi presser le nouveau gouvernement vers la diversification et la libéralisation de l’économie, ainsi que vers la réforme d’un système de subventions extrêmement coûteux. Mais ces objectifs, régulièrement pointés par les experts, ne sont pas toujours partagés par l’Etat profond algérien, dont les acteurs trouvent leur compte à la perpétuation du système en place.

L’Algérie a-t-elle encore les moyens d’acheter « la Paix sociale » ? Quels seraient les principaux chantiers à mettre en œuvre pour assurer la santé économique de l’Algérie, et quels obstacles s’y opposent ? Comment diversifier l’économie algérienne?

La récente campagne anticorruption menée en réponse au Hirak ouvre-t-elle des perspectives positives sur ces dossiers, ou met-elle au contraire en danger le tissu industriel du pays, de nombreux patrons s’étant retrouvés en prison? 

« Le Hirak a un rôle important à jouer en terme de vigilance sur le gouvernement. Il va devoir être mobilisé sur le contrôle des mesures d’austérité  » Fatiha Talahite

58 min

« Le problème de l’Algérie ce n’est pas l’abondance des ressources, mais c’est une question de gouvernance . » Raouf Boucekkine

33 min

« Le spectre de l’après pétrole peut se manifester au moment où l’on s’y attend le moins. » Nassima Zeggaï

Extraits sonores : 

-Extrait d’un reportage de Sylvain Desjardins et Francyne Doyon pour Radio-Canada, 11 septembre 2019) 

- Khalid Chegraoui, directeur du centre Afrique recherche et Moyen- Orient » (Medi1 TV, 25 février 2017)

- Extrait d’un reportage de Sylvain Desjardins et Francyne Doyon pour Radio-Canada, 11 septembre 2019

- Extrait d’une vidéo institutionnelle de Renault Algérie, 15 janvier 2017)

- Extrait du documentaire" Le vieil homme et le désert "  de Karel Prokop dans lequel on entend Théodore Monod (Archive INA, 1988)

Extraits musicaux : 

-  « Hchiche & Pois Chiche » de Djmawi Africa (auteur : Ahmed Djamil Ghouli)

-  Musique en tapis : « Michiki cha » de Mapstation (Label : Scape) 

Retrouvez les musiques diffusées dans l'émission sur notre playlist Soundsgood à télécharger sur  Spotify, Deezer, Youtube, Napster :

Une émission préparée par Margaux Leridon. 

Références

L'équipe

Florian Delorme
Florian Delorme
Florian Delorme
Production
Benjamin Hû
Réalisation
Hélaine Lefrançois
Production déléguée
Bertille Bourdon
Collaboration
Mélanie Chalandon
Mélanie Chalandon
Mélanie Chalandon
Production déléguée
Margaux Leridon
Collaboration
Vincent Abouchar
Réalisation