5 janvier 2018, Paris, France - Emmanuel Macron et Recep Tayyip Erdogan tiennent une conférence de presse commune
5 janvier 2018, Paris, France - Emmanuel Macron et Recep Tayyip Erdogan tiennent une conférence de presse commune ©Maxppp - LUDOVIC MARIN / POOL
5 janvier 2018, Paris, France - Emmanuel Macron et Recep Tayyip Erdogan tiennent une conférence de presse commune ©Maxppp - LUDOVIC MARIN / POOL
5 janvier 2018, Paris, France - Emmanuel Macron et Recep Tayyip Erdogan tiennent une conférence de presse commune ©Maxppp - LUDOVIC MARIN / POOL
Publicité

Retour sur la victoire écrasante de Luis Arce aux élections présidentielles boliviennes, héritier du mouvement socialiste d'Evo Morales. Puis une table ronde sur le caractère hautement religieux que prend, aujourd'hui, l'affrontement diplomatique entre la Turquie et la France.

Avec
  • Rosa Moussaoui grand reporter à L’Humanité.
  • Ahmet Insel Professeur retraité de l’université de Galatasaray à Istanbul, éditeur
  • Marc Semo Correspondant diplomatique du Monde
  • Didier Billion directeur adjoint de l’IRIS, auteur notamment de « Géopolitique des mondes arabes », ed. Eyrolles.

Première partie - retour de Bolivie 

Dimanche 25 octobre, les Boliviens ont été appelés aux urnes, après une vacance gouvernementale d’un an : en 2019, Evo Morales, président depuis 13 ans, revendique sa victoire - une victoire néanmoins contestée par ses opposants, entraînant le rejet du scrutin par l’OEA (organisation des Etats américains), poussant Morales à quitter le pays.

S’ensuit la nomination de Jeanine Anez, vice-présidente de la chambre des sénateurs, comme présidente par intérim : sa politique de droite, son mépris des indigènes (qui constituent 40% de la population) et la gestion par son gouvernement de la crise sanitaire peuvent expliquer le rejet massif des forces de droite lors de ce dernier scrutin, que Luis Arce, du MAS (Mouvement pour le Socialisme bolivien, fondé par Evo Morales), remporte très largement, avec 55% des voix. Et il entend bien gouverner le pays seul, à la tête d’un parti désormais débarrassé de la figure d’Evo Morales. Mais ce dernier annonce, ces jours-ci, quitter son exil argentin et regagner son pays le 7 novembre.

Publicité

Avec Rosa Moussaoui, Grand Reporter pour l’Humanité - retrouvez ses articles écrits en Bolivie pour l'Humanité ici, ainsi qu'un photoreportage réalisé pour la revue Ballast, intitulé 'Bolivie : le retour du socialisme'.

24 octobre 2020, El Alto, Bolivie - Luis Arce (droite) célèbre sa victoire aux élections présidentielles boliviennes
24 octobre 2020, El Alto, Bolivie - Luis Arce (droite) célèbre sa victoire aux élections présidentielles boliviennes
© Maxppp - Martin Alipaz/EFE/Newscom

Seconde partie - table ronde d'actualité internationale

Erdogan/Macron : la religion dans l'arène diplomatique

Ces derniers jours, la crise diplomatique entre Paris et Ankara s’est considérablement aggravée.

En effet, alors que les relations entre les deux nations étaient déjà très tendues, le président Erdogan accuse désormais son homologue de mener une campagne haineuse à l’égard de l’Islam, lui reprochant de défendre les caricatures du prophète et se cacher derrière la liberté d’expression pour s’en prendre aux musulmans - et l’invitant au passage à faire contrôler sa « santé mentale »...

Outre la Turquie, d’autres voix dans le monde musulman, et notamment en Egypte, au Qatar, et au Koweït, se sont levées pour critiquer Emmanuel Macron et pour appeler au boycott des produits français.

Ce nouvel affrontement intervient alors que les tensions franco-turques sont à leur comble - que cela soit autour de la Libye, la Syrie, la Méditerranée orientale, ou du conflit dans le Haut-Karabakh.

Alors à quoi faut-il s’attendre ? Les escalades verbales pourraient-elles mal tourner ? Quel risque à attiser la dimension religieuse dans le différend franco-turc ? Et d’ailleurs, pourquoi Erdogan se place-t-il en protecteur des croyants ? Que cela révèle-t-il de ses ambitions en matière de leadership régional ?

Avec Ahmet Insel, économiste, éditeur et politologue turc, et Didier Billion, directeur adjoint de l’IRIS.

Le dessin de la semaine

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Référence sonore

  • Erdogan, lors d’un meeting le 24 octobre 2020 à Kayseri, Turquie, s’en prenait avec virulence à Emmanuel Macron à propos de son attitude envers les musulmans de France (Le Parisien, 24 octobre 2020)

Références musicales

  • « 24 de septiembre » du groupe bolivien Duo de Tres (autoproduit)
  • « Kar yagar » de Simsek & Derya Yildirim (Label : Bongo Joe records)