Affiche anti-américaine dans l’ancien quartier de l’ambassade américaine le 16 mai 2018 à Téhéran. L'Iran a déclaré que de nouvelles sanctions américaines ne feraient que rendre les Iraniens "plus déterminés, patients et plus résistants que jamais"
Affiche anti-américaine dans l’ancien quartier de l’ambassade américaine le 16 mai 2018 à Téhéran. L'Iran a déclaré que de nouvelles sanctions américaines ne feraient que rendre les Iraniens "plus déterminés, patients et plus résistants que jamais"
Affiche anti-américaine dans l’ancien quartier de l’ambassade américaine le 16 mai 2018 à Téhéran. L'Iran a déclaré que de nouvelles sanctions américaines ne feraient que rendre les Iraniens "plus déterminés, patients et plus résistants que jamais" ©AFP - Crédits : ATTA KENARE / AFP - AFP
Affiche anti-américaine dans l’ancien quartier de l’ambassade américaine le 16 mai 2018 à Téhéran. L'Iran a déclaré que de nouvelles sanctions américaines ne feraient que rendre les Iraniens "plus déterminés, patients et plus résistants que jamais" ©AFP - Crédits : ATTA KENARE / AFP - AFP
Affiche anti-américaine dans l’ancien quartier de l’ambassade américaine le 16 mai 2018 à Téhéran. L'Iran a déclaré que de nouvelles sanctions américaines ne feraient que rendre les Iraniens "plus déterminés, patients et plus résistants que jamais" ©AFP - Crédits : ATTA KENARE / AFP - AFP
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Résumé

Cet été, une pluie de sanctions économiques s’est abattue sur Téhéran et Ankara, dégradant encore un peu plus leurs relations avec Washington. Quels sont les impacts de la pression commerciale américaine sur les économies turques et iraniennes?

avec :

Dorothée Schmid (Chercheuse, responsable du programme Turquie contemporaine et Moyen-Orient de l'IFRI), Ahmet Insel (Professeur retraité de l’université de Galatasaray à Istanbul, éditeur), Fereydoun Khavand (Spécialiste des relations économiques internationales et de l'Iran, ancien maître de conférences à l'Université de Paris-V).

En savoir plus

Les Etats-Unis ont menacé de sanctionner les importateurs de pétrole iranien. Hassan Rohani, qui s’efforçait depuis des années de sortir son pays de l’isolement, a riposté et durci son discours. En parallèle, les relations entre Ankara et Washington ne cessent de se dégrader, du fait notamment de la détention en Turquie pendant près de un an et demi du pasteur américain Andrew Brunson.

L’économie iranienne déjà à la peine

Après le retrait des Etats-Unis de l’accord du nucléaire début mai, début juillet, Washington a laissé entendre qu’il pourrait perturber les exportations de pétrole au Moyen-Orient. Puis, il a annoncé le 6 août dernier, une série de mesures à l’encontre de l’Iran, affaiblissant une économie déjà vacillante.

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En imposant cette première salve de sanctions à l'Iran, les Etats-Unis exercent une nouvelle pression sur Téhéran. Lors d’un discours devant des diplomates iraniens, Hassan Rohani avait demandé à Donald Trump de renoncer à sa politique hostile à l’encontre de Téhéran : « Ne jouez pas avec la queue du lion ou vous allez le regretter », répétant que les Etats-Unis ne peuvent pas empêcher l’Iran d’exporter son pétrole.

Ces sanctions devraient peser lourdement sur une économie iranienne déjà à la peine, qui souffre d’un taux de chômage élevé et d’une nette inflation. La monnaie iranienne a déjà perdu près des deux tiers de sa valeur en six mois. 

La tempête n’a pas non plus épargné la Turquie

Le 10 août dernier, Donald Trump annonce un doublement des taxes douanières sur l’acier et l’aluminium turcs exportés aux Etats-Unis. Une déclaration qui, à elle seule, a fait chuter la monnaie nationale qui a perdu jusqu’à 19% de sa valeur en une seule journée.

Ces pénalités font suite au refus d’Ankara de libérer le pasteur américain, Andrew Brunson, accusé d’être impliqué dans le coup d’état manqué de 2016. Cette affaire est-elle un prétexte pour Donald Trump qui peut ainsi justifier des sanctions économiques prises à l’encontre de la Turquie et faire avancer sa politique protectionniste ? 

Ces catastrophes économiques risquent-elles de faire vaciller les gouvernements en place?

Quelles sont les répercussions de ces sanctions financières sur l’économie interne turque et iranienne? Jusqu’où peuvent-elles modifier les logiques d’alliances dans la région? Et finalement, ces catastrophes économiques risquent-elles de faire vaciller les gouvernements autoritaires en place? 

Une émission préparée par Samuel Bernard.

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Extraits sonores :

- Mike Pence à propos du pasteur Andrew Brunson (Reuters, 26 juillet 2018)

- Recep Tayyip Erdogan défie les Etats-Unis et, à l’occasion du congrès de son parti à Ankara, a déclaré que son pays « ne se livrerait » pas aux Etats-Unis (France 24, 19 août 2018)

- Ankara promet de nouvelles mesures de rétorsion à l’encontre des États-Unis et se rapproche de Paris et de Berlin, en qui il trouve des alliés de circonstance. Extrait de la déclaration du porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin. (Euronews, 17 août 2018) 

- Hassan Rohani a prévenu les Etats-Unis qu’il ne fallait « pas jouer avec le lion » (Déclaration officielle reprise par Radio Free Europe, 23 juillet 2018) 

Crédits musicaux :

« On » du groupe turc Altin Gün (Label : Bongo Joe records) 

« Biyaid » de Mohsen Namjoo (Sound Cloud)

13 min
3 min
18 min
Références

L'équipe

Florian Delorme
Production
Benjamin Hû
Réalisation
Marguerite Catton
Collaboration
Samuel Bernard
Collaboration
Mélanie Chalandon
Production déléguée
Vincent Abouchar
Réalisation