Le 15 mai 2017, le président chinois Xi Jinping serre la main de son homologue kényan Uhuru Kenyatta. La Chine est le premier créancier du Kenya.
Le 15 mai 2017, le président chinois Xi Jinping serre la main de son homologue kényan Uhuru Kenyatta. La Chine est le premier créancier du Kenya. ©AFP - ETIENNE OLIVEAU / POOL
Le 15 mai 2017, le président chinois Xi Jinping serre la main de son homologue kényan Uhuru Kenyatta. La Chine est le premier créancier du Kenya. ©AFP - ETIENNE OLIVEAU / POOL
Le 15 mai 2017, le président chinois Xi Jinping serre la main de son homologue kényan Uhuru Kenyatta. La Chine est le premier créancier du Kenya. ©AFP - ETIENNE OLIVEAU / POOL
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En Asie, en Afrique, mais aussi en Europe et aux Etats Unis, la Chine investit et prête aux différents pays, au point de devenir en quelque sorte la nouvelle banque du monde. Comment comprendre cette stratégie?

Avec
  • Norbert Gaillard économiste et consultant indépendant, spécialiste des agences de notation.
  • Jean-Joseph Boillot Économiste, spécialiste des grands pays émergents
  • Claude Meyer Conseiller au Centre Asie de l’IFRI, enseigne l'économie internationale à Sciences Po et à l'étranger.

D’après un rapport du Trésor américain publié en août dernier, la Chine détient aujourd’hui plus de 1 146 milliards de dollars de bons du Trésor américain, soit près 20% du montant détenu par l’ensemble des états étrangers, ce qui fait donc, de Pékin, le premier créancier des USA devant le Japon qui est désormais à la deuxième place.

Que permet la détention de dettes souveraines d’autres pays ? Quels types de rapports ce lien de dépendance produit-il dans les rapports de forces internationaux ?

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Faut-il s’inquiéter de voir Pékin s’emparer d’obligations d’Etats ? Ou au contraire, faut-il le voir comme un phénomène normal ? Une forme de rattrapage par lequel ce géant économique prendrait progressivement la place qui lui revient dans les équilibres financiers et monétaires mondiaux ?

Par ailleurs, la Chine aussi a vu sa dette accroître, les endettements publics et privés se sont envolés ces dernières années, confortant la croissance du PIB, mais fragilisant du même coup le système financier chinois.

C’est en tout cas l’avis de l’agence de notation américaine Standard & Poor's qui, il y a quelques jours, abaissait la note de la dette chinoise, une décision qui a provoqué l’ire des autorités chinoises.

De toutes façons, que valent les agences de notations ? Pas grands choses si l’on se souvient du manque d’indépendance dont elles avaient fait montre lors de la crise de 2007-2008. Et d’ailleurs pour régler le problème, Pékin a trouvé la solution : détenir ses propres agences de notations...

Une émission préparée par Samuel Bernard.

L'équipe

Florian Delorme
Florian Delorme
Florian Delorme
Production
Luc-Jean Reynaud
Réalisation
Benjamin Hû
Réalisation
Marguerite Catton
Marguerite Catton
Marguerite Catton
Collaboration
Tiphaine de Rocquigny
Tiphaine de Rocquigny
Tiphaine de Rocquigny
Production déléguée
Samuel Bernard
Collaboration