1er septembre. La Cour suprême du Kenya a déclaré les résultats du scrutin présidentiel du 8 août «invalide, nul et non avenu» et a ordonné l'organisation de nouvelles élections dans les 60 jours.
1er septembre. La Cour suprême du Kenya a déclaré les résultats du scrutin présidentiel du 8 août «invalide, nul et non avenu» et a ordonné l'organisation de nouvelles élections dans les 60 jours.
1er septembre. La Cour suprême du Kenya a déclaré les résultats du scrutin présidentiel du 8 août «invalide, nul et non avenu» et a ordonné l'organisation de nouvelles élections dans les 60 jours. ©AFP - SIMON MAINA
1er septembre. La Cour suprême du Kenya a déclaré les résultats du scrutin présidentiel du 8 août «invalide, nul et non avenu» et a ordonné l'organisation de nouvelles élections dans les 60 jours. ©AFP - SIMON MAINA
1er septembre. La Cour suprême du Kenya a déclaré les résultats du scrutin présidentiel du 8 août «invalide, nul et non avenu» et a ordonné l'organisation de nouvelles élections dans les 60 jours. ©AFP - SIMON MAINA
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Résumé

C'est une première sur le continent africain. Le 1er septembre dernier, la Cour suprême du Kenya a invalidé l'élection du 8 août remporté par le président sortant, Uhuru Kenyatta, pour cause d'irrégularités dans le scrutin. Cet événement marque-t-il un tournant démocratique au Kenya ?

avec :

Benoit Hazard (anthropologue, spécialiste de la Corne de l'Afrique, chargé de recherches au CNRS), Salvatore Mancuso (Professeur en droit comparé à l’Université de Cape Town (Afrique du Sud)), Christian Thibon (historien, professeur à l'Université de Pau et des Pays de l'Adour, ancien directeur de l'Institut Français de Recherche sur l'Afrique (IFRA) de 2010 à 2014.).

En savoir plus

Suite à l’élection présidentielle kenyane du 8 août dernier, la commission électorale prononçait les résultats donnant le président sortant, Uhuru Kenyatta, gagnant à 54.27% des voix contre 44,74% pour son adversaire Raila Odinga. Un résultat qui, dans la foulée, fut contestée par le parti d’opposition.

Si les contestations électorales ont été fréquentes et tristement meurtrières dans ce pays en 2007, 1997 et 1992, Evènement qui a succédé est, lui, plus rare. En effet, alors que la plupart des observateurs saluaient presque unanimement des « élections libres et équitables », le président de la Cour suprême Kenyane, David Maraga, en décida autrement, prononçant l’annulation du scrutin pour fraudes et annonçant la tenue prochaine de nouvelles élections.

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Alors comment comprendre l’annulation de cette élection ? Faut-il y voir l’apparition d’un gouvernement des juges ? Ou au contraire le signe d’une société civile soutenant une justice indépendante et décidée à défendre la démocratie ?

Le juge sera-t-il la figure du renouveau démocratique au Kenya ? Et pourrait-il inspirer d’autres pays ? Ou, au contraire, fera-t-il basculer le pays dans un cycle de violences comme il en a connu malheureusement bien d’autres ?

Pour le comprendre, nous allons replonger dans les évolutions récentes du pays depuis la nouvelle constitution de 2010 et les violences post-électorales des dernières décennies, jusqu’aux racines d’une histoire complexe et tortueuse qui vit la naissance de cette nation le 12 décembre 1963.

Une émission préparée par Samuel Bernard?

Références

L'équipe

Florian Delorme
Production
Luc-Jean Reynaud
Réalisation
Benjamin Hû
Réalisation
Tiphaine de Rocquigny
Production déléguée