Des centaines de milliers de jeunes ont manifesté à Washington contre les armes à feu, le 24 mars 2018
Des centaines de milliers de jeunes ont manifesté à Washington contre les armes à feu, le 24 mars 2018 ©AFP - CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGE
Des centaines de milliers de jeunes ont manifesté à Washington contre les armes à feu, le 24 mars 2018 ©AFP - CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGE
Des centaines de milliers de jeunes ont manifesté à Washington contre les armes à feu, le 24 mars 2018 ©AFP - CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGE
Publicité

La jeunesse étudiante, à l’avant-garde du combat social, semble faire peur au gouvernement qui dénigre des "professionnels du désordre". Comment comprendre cette méfiance intrinsèque ? Pourquoi les étudiants semblent-ils dotés du pouvoir de renverser l’ordre établi ?

Avec
  • Robi Morder Politiste, président du Germe (Groupe d’études et de recherches sur les mouvements étudiants)
  • Romain Huret Historien, spécialiste des États-Unis
  • Sébastian Veg sinologue, directeur d’études à l’EHESS

« très peu d’universités [étaient] occupées » quelques « professionnels du désordre ». « Ils doivent comprendre que, s’ils veulent avoir les examens en fin d’année, c’est mieux de les réviser parce qu’il n’y aura pas d’examen en chocolat dans la République ». Les mots d’Emmanuel Macron, jeudi soir sur TF1, résonnent de manière étrange.

Les contestations qui s’élèvent au sein de l’université, du côté des étudiants comme des professeurs, face à la réforme de l’accès à l’enseignement supérieur ne seraient en réalité que le fait d’agitateurs professionnels. Et que les élèves se le disent, leur mission, c’est de réviser!

Publicité

En résumé, le message du président est limpide : "le devoir des élèves, c’est de réviser ! Surtout, ne vous mêlez pas des réformes, quand bien même celles-ci vous concerneraient directement !" 

Derrière ces mots qui renvoient les étudiants à un ethos infantile, et leurs revendications à des caprices instrumentalisés, c’est aussi la peur des gouvernants face aux mouvements estudiantins que l’on entend, un gouvernement qui sait parfaitement la capacité de nuisance d’une catégorie de la population souvent à l’avant-garde des luttes sociales.

Pourquoi les étudiants semblent-ils dotés du pouvoir de renverser l’ordre établi ? Qu’est-ce qui leur permet de porter haut et fort des revendications qui souvent ne sont pas les leurs propres et sortent de leurs intérêts particuliers?

Une émission préparée par Marguerite Catton.

L'équipe

Florian Delorme
Florian Delorme
Florian Delorme
Production
Luc-Jean Reynaud
Réalisation
Benjamin Hû
Réalisation
Marguerite Catton
Marguerite Catton
Marguerite Catton
Collaboration
Tiphaine de Rocquigny
Tiphaine de Rocquigny
Tiphaine de Rocquigny
Production déléguée
Samuel Bernard
Collaboration