Rassemblement contre les violences faites aux femmes à Tunis à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2015
Rassemblement contre les violences faites aux femmes à Tunis à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2015 ©AFP - Amine Landoulsi / ANADOLU AGENCY
Rassemblement contre les violences faites aux femmes à Tunis à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2015 ©AFP - Amine Landoulsi / ANADOLU AGENCY
Rassemblement contre les violences faites aux femmes à Tunis à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2015 ©AFP - Amine Landoulsi / ANADOLU AGENCY
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Si la Tunisie fait encore figure de modèle dans le monde arabe pour la question des droits des femmes, on observe néanmoins la persistance de violences et un accès inégal au marché du travail. Qu'est ce que l'alliance politique de Nidaa Tounès et d'Ennahda a produit sur les droits des femmes ?

Avec
  • Hafidha Chekir vice-présidente de la FIDH, professeure en droit public et membre de l'Association tunisienne des femmes démocrates
  • Abir Krefa maîtresse de conférence en sociologie à l'Université Lyon 2
  • Sophie Bessis Historienne, spécialiste de l'Afrique subsaharienne et du Maghreb

Le 13 août dernier, journée des droits des femmes en Tunisie, le président Béji Caïd Essebsi a tenu un discours qui a enflammé la scène politique tunisienne, il y avait annoncé l’ambition de vouloir s’attaquer aux dernières inégalités légales entre hommes et femmes.

Deux dossiers étaient alors dans le collimateur du chef de l’Etat : la levée de l’interdiction pour une ­Tunisienne d’épouser un non-musulman et l’égalité devant l’héritage. Dans le premier cas, la circulaire a été abrogée dès le mois suivant, pour le second, il faudra attendre encore.

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Un discours qui intervient deux semaines après l’adoption d’une loi réprimant les violences faites aux femmes et qui semble marquer une volonté politique forte de la part du fondateur du parti « moderniste » Nidaa Tounès même si elle n’est pas exempt de calculs politiques alors qu’approchent les élections municipales.

Si la Tunisie a longtemps fait figure de modèle dans le monde arabe sur la question des droits des femmes avec, notamment, la mise en place du code du statut personnel par Bourguiba dès l’indépendance en 1956, le chemin à parcourir est encore long comme le montrent, entre autres, la persistance des violences et l’inégal accès au marché du travail

Alors quelles sont les avancées concrètes dans le domaine du droit des femmes ? Quels sont les obstacles sur le chemin de l’égalité ? En particulier les obstacles politiques ? Et plus largement, qu’est-ce que l’alliance entre le parti progressiste Nidaa Tounès et le parti islamo-conservateur Ennahda a produit sur les droits des femmes en Tunisie?

Crédits:

Musique du début : “Jalel Brick Rrumi” de Deena Abdelwahed (label : InFiné)

Musique de fin : « Ensen dhaif » de la chanteuse tunisienne Emel Mathlouthi (label : Partisans recod). 

Une émission préparée par Tiphaine de Rocquigny.

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L'équipe

Florian Delorme
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Production
Luc-Jean Reynaud
Réalisation
Benjamin Hû
Réalisation
Marguerite Catton
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Collaboration
Tiphaine de Rocquigny
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Production déléguée
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