Les Rohingyas, un an après : impunité pour l’armée birmane ? : épisode 43/102 du podcast Table ronde d'actualité internationale

Le général en chef Min Aung Hlaing lors d'une cérémonie à l'occasion du 71e anniversaire de la fête des martyrs, le 19 juillet 2018.
Le général en chef Min Aung Hlaing lors d'une cérémonie à l'occasion du 71e anniversaire de la fête des martyrs, le 19 juillet 2018.  ©AFP - YE AUNG THU / AFP
Le général en chef Min Aung Hlaing lors d'une cérémonie à l'occasion du 71e anniversaire de la fête des martyrs, le 19 juillet 2018. ©AFP - YE AUNG THU / AFP
Le général en chef Min Aung Hlaing lors d'une cérémonie à l'occasion du 71e anniversaire de la fête des martyrs, le 19 juillet 2018. ©AFP - YE AUNG THU / AFP
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En première partie, nous revenons d’Oman avec Jean-Christophe Rufin, membre de l’académie française, médecin et diplomate. En seconde partie, nous partons en Birmanie où le gouvernement d'Aung San Suu Kyi s’évertue à garder le silence, refusant aujourd’hui de dénoncer le génocide des Rohingya.

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Il y a un an de cela, quelque 700 000 Rohingyas ont dû fuir la Birmanie après la campagne militaire de répression à leur égard. 

La pression internationale monte contre la Birmanie

Depuis plusieurs mois déjà, les Nations unies dénoncent les exactions à l’égard de cette communauté musulmane. L’Union européenne, le Canada et les Etats-Unis avaient également annoncé avoir pris des sanctions à l’encontre de supérieurs de l’armée et de la police birmanes. 

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Mais cette semaine, le chef de l’armée birmane a riposté aux discours d’accusations en affirmant que l’ONU n’avait « pas le droit d’interférer dans les affaires de son pays », balayant d’un revers de manche l’hypothèse d’un retrait des militaires de la vie politique et certifiant que son pays était « sur la voie du multipartisme démocratique »

Fin de l'impunité?

L’armée birmane restera-t-elle impunie face à ce que l'ONU qualifie de "génocide" ? Comment comprendre qu’Aung San Su Kiy – prix Nobel de la paix – ait gardé le silence quant à ces exactions ? Surtout, où en est-on de l’ouverture et de la démocratisation tant espérée depuis qu’elle est arrivée au pouvoir en 2011 ?

Une émission préparée par Mélanie Chalandon et Samuel Bernard.

Rapé (Mexique) / Cartooning for Peace
Rapé (Mexique) / Cartooning for Peace
- Rapé / Cartooning for Peace

Extraits musicaux :

- « Bar'ah » de l’ensemble Khalfan (label : Unesco) 

- « Minn Ma She Hma » du chanteur birman Min Aung (années 60, pas de label connu)

Extraits sonores : 

- Entretien de Jean-Christophe Ruffin avec Florian Delorme (durée : 17’33)

-  Extrait de la déclaration de Christopher Sidoti, de la mission d’enquête internationale indépendante (AFP, 27 août 2018)

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