Des sympathisants du Hezbollah libanais pendant les funérailles d’un de leurs membres, tué la veille lors d'affrontements à Beyrouth, le 15 octobre 2021.
Des sympathisants du Hezbollah libanais pendant les funérailles d’un de leurs membres, tué la veille lors d'affrontements à Beyrouth, le 15 octobre 2021. ©AFP - IBRAHIM AMRO
Des sympathisants du Hezbollah libanais pendant les funérailles d’un de leurs membres, tué la veille lors d'affrontements à Beyrouth, le 15 octobre 2021. ©AFP - IBRAHIM AMRO
Des sympathisants du Hezbollah libanais pendant les funérailles d’un de leurs membres, tué la veille lors d'affrontements à Beyrouth, le 15 octobre 2021. ©AFP - IBRAHIM AMRO
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Après une première étape au Yémen, où la prise de Marib marquerait une étape décisive dans la stratégie houthie, direction le Liban, où les récentes déclarations d'Hassan Nasrallah agitent le spectre de la guerre civile.

Avec
  • Quentin Müller journaliste indépendant, spécialiste du pourtour du Golfe Persique
  • Agnès Levallois Maîtresse de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique, vice-présidente de l'iReMMO (Institut de Recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient)
  • Ziad Majed chercheur et politiste franco-libanais, professeur à l'Université américaine de Paris

Première partie - Retour du Yémen

Un combattant du gouvernement yéménite soutenu par les Saoudiens face aux rebelles houthis soutenus par l'Iran, dans la province de Marib, le 17 octobre 2021.
Un combattant du gouvernement yéménite soutenu par les Saoudiens face aux rebelles houthis soutenus par l'Iran, dans la province de Marib, le 17 octobre 2021.
© AFP

Marib, dernier bastion du gouvernement dans le nord du pays, tenu par les forces loyalistes et une coalition de tribus, résiste avec beaucoup de difficulté à l’offensive des houthis qui dure depuis plusieurs mois. Il semble que l’on soit dans une étape décisive car en prenant Marib, les houthis mettent la main sur des ressources, notamment pétrolières. La prise de Marib marquerait la victoire du groupe rebelles sur les forces loyalistes soutenues par l’Arabie Saoudite, un conflit qui dure depuis 2014 et qui a fait au moins 250 000 morts. 

Dans le nord du pays, il y a toujours eu une tradition de port d’armes : des enfants de six ans peuvent avoir une kalachnikov dans le dos et un poignard (…). La différence est qu’aujourd’hui, ces enfants sont utilisés par les Houthis, la coalition, l’armée nationale et les tribus pour aller se battre, à des volumes totalement incroyables : 35 000  enfants soldats ont été utilisés par les Houthis depuis 2014. Quentin Müller

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Avec Quentin Müller, journaliste indépendant, spécialiste du pourtour du Golfe Persique. 

Seconde partie - Table ronde d'actualité internationale

La semaine dernière, des affrontements ont eu lieu à Beyrouth, alors que des manifestants étaient descendus dans la rue pour demander la destitution du juge chargé de l’enquête sur l’explosion dans le port de Beyrouth en 2020.

Bilan : une trentaine de blessés et sept morts, auxquels s’ajoutent des tensions accrues entre le Hezbollah, qui a organisé la manifestation, et le parti chrétien des Forces libanaises, que le mouvement chiite tient pour responsable.

Une semaine après les faits, que sait-on précisément de ces affrontements ? Le retour à la guerre civile est-il possible dans ce pays que rien n’épargne ?

L’armée libanaise souffre de départs d’officiers et du manque important d’équipement, la grande crise de l’essence touchant ses chars et ses voitures. Les forces de sécurité sont en train de subir l’impact de la crise financière. Or, dans un Etat qui n’existe presque pas, cette institution qu’est l’armée représente ce qui reste de la souveraineté libanaise. Ziad Majed 

A chaque fois qu’on parle du Liban, on attend des échéances internationales pour savoir quelles seront les conséquences sur le Liban. Or, cet intérêt n’est plus du tout à la hauteur des attentes de beaucoup de Libanais. (…) Il y a vraiment un déplacement d’intérêt pour la région, le Liban n’apparaît plus comme un dossier prioritaire, contrairement à la Syrie, au Yémen, à la Libye ou à la Tunisie. Agnès Levallois

Florian Delorme reçoit Agnès Levallois, vice-présidente de l’Institut de recherche et d’études Méditerranée Moyen-Orient (Iremmo) et maîtresse de recherches à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) et Ziad Majed, professeur à l’Université américaine de Paris. 

Le dessin du jour 

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Références sonores

  • Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, évoque l’existence de 100.000 combattants du Hezbollah prêts à se battre (France 24, 19 octobre 2021)  

Références musicales

  • « Balagh al achbaab », du quatuor yéménite El Khad (label : Batov Records) 

L'équipe

Florian Delorme
Florian Delorme
Florian Delorme
Production
Bertille Bourdon
Collaboration
Barthélémy Gaillard
Collaboration
Mélanie Chalandon
Mélanie Chalandon
Mélanie Chalandon
Production déléguée
Margaux Leridon
Production déléguée
Vincent Abouchar
Réalisation
Benjamin Hû
Réalisation
Félicie Faugère
Réalisation