Un drapeau de l'Union européenne (UE) flotte devant une bannière sur laquelle on peut lire "Coronavirus Global Response" devant le bâtiment de la Commission européenne à Bruxelles, le 6 mai 2020
Un drapeau de l'Union européenne (UE) flotte devant une bannière sur laquelle on peut lire "Coronavirus Global Response" devant le bâtiment de la Commission européenne à Bruxelles, le 6 mai 2020
Un drapeau de l'Union européenne (UE) flotte devant une bannière sur laquelle on peut lire "Coronavirus Global Response" devant le bâtiment de la Commission européenne à Bruxelles, le 6 mai 2020 ©AFP - Kenzo TRIBOUILLARD / AFP
Un drapeau de l'Union européenne (UE) flotte devant une bannière sur laquelle on peut lire "Coronavirus Global Response" devant le bâtiment de la Commission européenne à Bruxelles, le 6 mai 2020 ©AFP - Kenzo TRIBOUILLARD / AFP
Un drapeau de l'Union européenne (UE) flotte devant une bannière sur laquelle on peut lire "Coronavirus Global Response" devant le bâtiment de la Commission européenne à Bruxelles, le 6 mai 2020 ©AFP - Kenzo TRIBOUILLARD / AFP
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Résumé

Premier temps d’une semaine consacrée aux bouleversements créés par le coronavirus : entre solidarité et repli : l’Europe au pied du mur. Quelles sont les fragilités, économiques et politiques de l’Union européenne ainsi mises au jour ? Ce moment peut-il être celui d'un nouvel élan?

avec :

Giuliano Da Empoli (Essayiste et ancien conseiller politique de Matteo Renzi), Florence La Bruyère (Journaliste), Clémentine Forissier (rédactrice en chef de Contexte, le journal des politiques françaises et européennes), Barbara Loyer (Politologue spécialiste de l'Espagne et enseignante et chercheure en géopolitique à l'Université de Paris-VIII).

En savoir plus

A l’échelle continentale, l’Europe est la plus touchée par l’épidémie de coronavirus. L’Espagne et la France comptent autour de 26 000 décès, tandis que l’Italie approche les 30 000 (bilan provisoire le 7 mai). Les conséquences politiques de cette pandémie sont arrivées en même temps que les premiers symptômes : au mois de mars, l’Italie, premier pays le plus fortement impacté, a dû faire face au repli sur soi de ses voisins et à l’absence de soutien de la part de l’Union européenne. Si depuis, des excuses ont été prononcées, des mesures notamment financières ont été prises, il est difficile de ne pas voir que d’Est en Ouest, les menaces au projet européen se font ressentir. Les frontières entre les pays ont été rétablies, pour la première fois depuis 1985. Les clubs, “med”, ou “des radins” sont divisés, dans des débats qui rappellent la crise des dettes souveraines à partir de 2010. Si les coronabonds ont remplacés les eurobonds, la logique d’une mutualisation ou une annulation des dettes fait toujours frémir l’Europe du Nord, Pays-Bas et Allemagne en tête. Pourtant, pour faire face à l’arrêt de leur économies, les Etats ont dû s’endetter - jusqu’à 155% du PIB pour l’Italie - pour permettre à leurs population de survivre à la crise. Population à qui la crise sanitaire donne l’occasion de s’interroger sur l’échelon (national ou européen) le plus à même de la gérer. 

Quelles sont les fragilités, économiques et politiques de l’Union européenne ainsi mises au jour ? Les tensions révélées par la crise sanitaire sonnent-elles le glas du projet européen ? Ou bien au contraire, ce moment peut-il être celui d’un nouvel élan ? 

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À réécouter : Covid-19 : pourquoi les Pays-Bas rechignent-ils à aider les pays du Sud de l'Europe ?

À réécouter : L’Europe dans la crise : tous ensemble, chacun pour soi ?

Une émission préparée par Bertille Bourdon. 

Extraits sonores

- Sergio Mattarella et la solidarité européenne lors d'une allocution télévisée à la fin mars (Extrait discours officiel, 27 mars 2020)

- Bruno Lemaire défendait début avril dernier le recours au Mécanisme Européen de Stabilité (AFP, 08 avril 2020)

- Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a fait voter lundi 30 mars un projet de loi visant à lutter contre le Covid-19, permettant à son gouvernement de légiférer par ordonnances pour une durée indéterminée. A la tribune du Parlement, Csaba Domotor, le secrétaire d'Etat aux affaires parlementaires, a défendu ce projet de loi (France 24, 31 mars 2020)

- Pedro Sanchez proclamant le 14 mars dernier l'état d'urgence en Espagne (Europa Press, 14 mars 2020)

Extrait muscial

« La nostra fine » d’Andrea Laszlo de Simone (label : Eklerochock / Hamburger records)

Références

L'équipe

Florian Delorme
Production
Benjamin Hû
Réalisation
Hélaine Lefrançois
Production déléguée
Bertille Bourdon
Collaboration
Mélanie Chalandon
Production déléguée
Margaux Leridon
Collaboration
Vincent Abouchar
Réalisation