Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président américain Donald Trump se serrent la main lors d'une réunion pendant la 72e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, le 18 septembre 2017 à New York.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président américain Donald Trump se serrent la main lors d'une réunion pendant la 72e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, le 18 septembre 2017 à New York. ©AFP - BRENDAN SMIALOWSKI
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président américain Donald Trump se serrent la main lors d'une réunion pendant la 72e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, le 18 septembre 2017 à New York. ©AFP - BRENDAN SMIALOWSKI
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président américain Donald Trump se serrent la main lors d'une réunion pendant la 72e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, le 18 septembre 2017 à New York. ©AFP - BRENDAN SMIALOWSKI
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Le 12 octobre dernier, les Etats-Unis et l'Etat d'Israël ont choisi de quitter l'Unesco, accusée d'être "anti-israélienne". L’organisation onusienne pour l’éducation, la science et la culture se retrouve une fois de plus prise dans des luttes de pouvoirs. L'Unesco est-elle politisée ?

Avec
  • Pierre de Senarclens professeur honoraire de relations internationales à l’Université de Lausanne, ancien vice-président de la Croix Rouge suisse, ancien directeur de la division des droits de l’homme et de la paix à l’UNESCO
  • Alice Ekman Analyste responsable de l'Asie à l'Institut des études de sécurité de l'Union européenne (EUISS)
  • Anwar Abu Eisheh Président de l’Association d’Échanges Culturels Hébron France, Professeur de droit, ancien ministre de la culture, entre 2013 et 2014

L’annonce récente du retrait des Etats-Unis de l'Unesco, suivi par celle d’Israël, est venu nous rappeler combien cette institution, bien qu’aux ambitions universelles et universalistes est une arène politique.

Washington a accusé l'institution d'être «anti-israélienne» : «Cette décision n'a pas été prise à la légère, et reflète les inquiétudes des États-Unis concernant l'accumulation des arriérés à l'Unesco, la nécessité d'une réforme en profondeur de l'organisation, et ses partis pris anti-israéliens persistants» a précisé le département d'État dans son communiqué.

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«C'est une perte pour la famille des Nations unies. C'est une perte pour le multilatéralisme» a déclaré la directrice générale de l'organisation, Irina Bokova, qui sera bientôt remplacé par l’ancienne ministre française de la Culture Audrey Azoulay.

Comment comprendre cette décision ? Que révèle-t-elle de la difficulté – voire de l’impossibilité – pour l’UNESCO de se placer en dehors du jeu des relations internationales ? Que nous dit l’histoire de l’organisation sur ce point ?

Ce n’est pas la première fois que les USA la quittent. En 1984 déjà, le président Reagan avait claqué la porte avec fracas, accusant l'Unesco de « favoriser la propagande soviétique ».

l'Unesco, a pour vocation de s’inscrire au cœur des conflits mondiaux, son acte constitutif stipule que « les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix »; mais alors, peut-on lutter contre les conflits mondiaux sans faire de la politique ?

Une émission préparée par Samuel Bernard.

L'équipe

Florian Delorme
Florian Delorme
Florian Delorme
Production
Luc-Jean Reynaud
Réalisation
Benjamin Hû
Réalisation
Tiphaine de Rocquigny
Tiphaine de Rocquigny
Tiphaine de Rocquigny
Production déléguée