le docteur Jean-Louis Etienne en 1995 sur le pont de son navire océanographique l'Antartica à Brest avant son départ pour une mission d'observation du pôle nord ©AFP - PHILIPPE HUGUEN
le docteur Jean-Louis Etienne en 1995 sur le pont de son navire océanographique l'Antartica à Brest avant son départ pour une mission d'observation du pôle nord ©AFP - PHILIPPE HUGUEN
le docteur Jean-Louis Etienne en 1995 sur le pont de son navire océanographique l'Antartica à Brest avant son départ pour une mission d'observation du pôle nord ©AFP - PHILIPPE HUGUEN
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Résumé

De la traversée de l’Antarctique en traîneaux à chiens à celle de l’océan Arctique en ballon, Jean-Louis Etienne poursuit depuis plusieurs décennies une aventure scientifique pour faire découvrir les régions polaires et leur rôle sur le climat.

avec :

Jean Louis Etienne (explorateur).

En savoir plus

Il est le premier homme à avoir atteint le pôle Nord en solitaire, en 1986. Depuis, fort de cette expérience, il n’a eu de cesse de monter ses propres expéditions. De la traversée de l’Antarctique en traîneaux à chiens celle de l’océan arctique en ballon, en passant par l’expérimentation de ses propres moyens de locomotion comme la capsule Polar Observer, il poursuit depuis plusieurs décennies une aventure scientifique mais aussi pédagogique, pour faire découvrir les régions polaires et leur rôle sur le climat. Prochaine étape, une mission de trois ans autour de l’Antarctique à bord du Polar Pod, qu’il a lui-même conçu, pour étudier le courant circumpolaire arctique, réservoir méconnu de biodiversité marine. Océan de tempête et du bout du monde, son étude est encore limitée, mais ouvre des pistes essentielles pour comprendre le changement climatique.

Que peuvent les scientifiques pour la protection des océans ? En quoi ceux-ci constituent-ils des laboratoires précieux pour étudier les évolutions de la planète ? Qu’est-ce qu’une expédition scientifique ? Comment fait-on de la science sur un bateau ?

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Jean-Louis Etienne, médecin et explorateur.

"Etudier l’océan Australe avec un bateau océanographique présente l’inconvénient de consommer une quantité importante de tonnes de fuel chaque jour, tandis que Polar Pord, qui restera en mer tel un phare à la dérive, offre une solution écologique et économiquement viable" explique Jean-Louis Etienne.

Pour aller plus loin :

- Jean-Louis Etienne, Explorateur d'océans, Paulsen Eds, 2021.

Le focus du jour

La goélette Tara, laboratoire des mers

Le voilier Tara au large de Rio de Janeiro le 4 novembre 2021
Le voilier Tara au large de Rio de Janeiro le 4 novembre 2021
© AFP - CARL DE SOUZA

Si Jean-Louis Etienne ne navigue désormais plus à bord de l’Antarctica, le bateau a connu une seconde, et même une troisième vie, toujours au service de l’exploration scientifique et de la défense de l’environnement. Après s’être appelé le Seamaster sous le commandement du navigateur néo-zélandais Peter Blake, il a été rebaptisé Tara depuis son acquisition par le directeur général d’Agnès B., Etienne Bourgois, qui a décidé de le consacrer au développement des connaissances sur l’océan. La goélette se trouve aujourd’hui en Afrique, où elle poursuit une « Mission Microbiome », c’est-à-dire portant sur les micro-organismes marin. Une expédition de plus de deux ans, lancée fin 2020, et qui a notamment conduit l’équipage au large de l’Argentine, pour étudier un bloom de coccolithophore. La microbiologiste Flora Vincent était la cheffe scientifique de cette étape.

Avec Flora Vincent, chercheuse en microbiologie marine au Weizmann Institute of Science en Israël, cheffe scientifique de l’expédition « Gayoso » de la Mission Microbiome sur la goélette Tara.

"Le coccolithophore, comme de nombreuses autres algues qui vivent dans l’océan, est microscopique. Ces micro algues sont extrêmement importantes car elles sont responsables chaque année de la moitié de l’oxygène disponible sur terre, et ces coccolithophores servent de base à la chaine alimentaire. Ils constituent une véritable microsociété que la goélette Tara permet d’étudier" explique Flora Vincent.

Références sonores

  • En décembre 1991, Jean-Louis Etienne présentait depuis l’Antarctique son voyage pour y arriver ainsi que sa goélette Antarctica (Extrait de l’émission « Les Chemins de la découverte » présenté par Georges Pernoud, FR3, 23 décembre 1991)
  • En 1977, Jean-Louis Etienne embarque comme médecin sur Pen Duick VI. Jean-François Coste se souvient de son rôle sur le bateau pendant une année (Archive INA, Thalassa, 23 décembre 1991)
  • En février 2019, le second capitaine Nicolas Blin expliquait combien l’aventure du tara est enrichissante (CEA sciences, 11 février 2019)

Références musicales

  • « Soleil bleu » de Molecule (Label : Mille Feuilles & Classic)
  • « Sea of heartbreak » de Johnny Cash (Label : American recordings)
Références

L'équipe

Florian Delorme
Production
Benjamin Hû
Réalisation
Bertille Bourdon
Collaboration
Mélanie Chalandon
Production déléguée
Margaux Leridon
Collaboration
Vincent Abouchar
Réalisation
Clément Perrier
Collaboration