Une femme se tient à Oxford square
Une femme se tient à Oxford square
Une femme se tient à Oxford square ©Getty -  Dana Tezarr
Une femme se tient à Oxford square ©Getty - Dana Tezarr
Une femme se tient à Oxford square ©Getty - Dana Tezarr
Publicité
Résumé

De l’Inde au Mexique en passant par la France ou le Royaume-Uni, la ville est souvent accusée d’avoir été pensée par et pour les hommes. Mais la ville inégalitaire n’est pas une fatalité. Comment dépasser l’approche sécuritaire et paternaliste privilégiée par de nombreux responsables politiques ?

avec :

Marion Tillous (enseignante chercheuse à Paris), Sophie Louargant (Maitre de conférences en géographie et aménagement du territoire, Université de Grenoble ire), Chris Blache (consultante en Socio-Ethnographie, Co-fondatrice et Coordinatrice de Genre et Ville).

En savoir plus

De l’Inde à l’Egypte en passant par la France ou le Royaume-Uni, les femmes sont très nombreuses à avoir fait l’objet de harcèlement ou d’agressions dans la rue. Et si les mentalités et les modèles sociétaux sont évidemment responsables, la forme des villes ne serait pas totalement exempte de toute responsabilité : la ville étant souvent accusée d’avoir été pensée par, et pour les hommes. Les femmes seraient ainsi condamnées à la traverser sans y flâner, constamment soumises au risque de harcèlement et d’agressions, sous le regard souvent empreint de jugement, des hommes qui eux, l’occupent. Mais la ville inégalitaire n’est pas une fatalité... En effet, à Montréal, à Vienne, mais aussi Barcelone ou encore à Rennes, des initiatives ont été mises en œuvre pour permettre aux femmes de davantage s’approprier cet espace public. Loin de se cantonner à la dimension sécuritaire du problème, les plus efficaces d’entre elles s’inscrivent dans une démarche globale, incluant des dimensions économiques et culturelles.

Comment les femmes expriment-elles leur volonté de prendre possession de la ville ?  De quels leviers disposent les municipalités pour les y aider ? Comment dépasser l’approche sécuritaire encore privilégiée par de nombreux responsables politiques, sans toutefois l’ignorer ?

Publicité

Comment rendre la ville plus « égalitaire », et d’ailleurs où se jouent ces inégalités de genre dans la ville ? 

La ville a été construite pour faire plaisir aux hommes dans leur flânerie. Pour les offres de loisir, les budgets sont majoritairement orientés vers des équipements pour les garçons. Sophie Louargant

6 min

On ne peut pas agir uniquement sur les questions d'espace public, il faut traiter en même temps et de manière holistique et complète , tous les sujets. Chris Blache

44 min

Si il y a des villes où cela fonctionne, c’est précisément parce que cela fonctionne de manière relativement large. Sophie Louargant

Les féministes se sont divisées au sujet du métro de San Paulo : les organisations proches des classes populaires et des femmes coincées dans les transports publics se sont prononcées en faveur des wagons non mixtes, de l’autre côté des organisations se sont prononcées contre, avançant des arguments pratiques mais également le refus de rompre le principe d’égalité. Marion Tillous

Une émission préparée par Margaux Leridon.

Extraits sonores

- Maroc : témoignage d’une marocaine sur du harcèlement de rue à cause d’un tatouage / Média : Jawjab, 09.04.2018

- Inde : Vidéo Le Monde / Neha Singh, fondatrice du mouvement « Why Loiter » (Pourquoi flâner) 

- Inde : Face aux viols et au harcèlement sexuel, les femmes se révoltent / Reportage France 24, 6 mai 2015

- Egypte : Témoignage d’une femme agressée au Caire « Harcèlement sexuel en Egypte : l'indignation des femmes » /  Journal International TV5 MONDE du 16.06.2014

- Chili : Performance du collectif Las Tesis, contre les violences faites aux femmes

- Harcèlements dans le métro de Sao Paulo :« Mulheres denunciam casos de assédio em estações de trem e do Metrô de SP » / O Globo

Extrait musical

Majed Alesa « Hwages » 

Références

L'équipe

Florian Delorme
Production
Benjamin Hû
Réalisation
Hélaine Lefrançois
Production déléguée
Bertille Bourdon
Collaboration
Mélanie Chalandon
Production déléguée
Margaux Leridon
Collaboration
Vincent Abouchar
Réalisation