Publicité
En savoir plus

Dimanche dernier, la Seleka (« alliance » en Sango, la langue nationale : une coalition rebelle regroupant plusieurs groupes armés) a pris la capitale centrafricaine Bangui et a fait tomber le président Bozizé (arrivé au pouvoir en 2003 après un coup d’état soutenu par le tchad). Michel Djotodia s’est autoproclamé président de la république et compte gouverner le pays par ordonnance jusqu’à la transition démocratique qu’il souhaite conduire et faire aboutir d’ici 3 ans. Il y a quelques semaines, les rebelles avaient menacé le pouvoir en place contraignant Bozizé à aller à la table des négociations. Ces négociations avaient conduit à la formation d’un nouveau gouvernement, le 3 février dernier, laissant une place à la Séléka.

Alors comment comprendre que, finalement, les rebelles aient choisi de renverser la table et de faire tomber le régime?Comment expliquer la chute aussi rapide du régime de Bozizé? Quelles pourraient en être les conséquences politiques et sécuritaires dans la région? Quel avenir pour ce pays qui vient d’essuyer – une fois encore ! – un coup d’Etat? Faut-il craindre une guerre civile – comme avait connu le pays après la prise de pouvoir de Bozizé?

Publicité

Hier, Michel Djotodia a demandé à toutes les forces de sécurité, régulières ou issues de la rébellion, de travailler "ensemble" à un retour à la normale à Bangui, annonçant une reprise de la vie administrative et économique dès mardi. Peut-on raisonnablement attendre ce « retour à la normal » et de quelle « normalité » parle-t-on dans ce pays coutumier des coups d’états?

Références

L'équipe

Florian Delorme
Florian Delorme
Florian Delorme
Production
Doria Zénine
Réalisation
Antoine Dhulster
Collaboration
Lucile Commeaux
Lucile Commeaux
Lucile Commeaux
Production déléguée
Pauline Blistène
Collaboration