Abou Mohammed Al-Maqdissi et Abou Qatada Al-Falastini (Amman 24/9/2014) ©Reuters - Majed Jaber
Abou Mohammed Al-Maqdissi et Abou Qatada Al-Falastini (Amman 24/9/2014) ©Reuters - Majed Jaber
Abou Mohammed Al-Maqdissi et Abou Qatada Al-Falastini (Amman 24/9/2014) ©Reuters - Majed Jaber
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Résumé

Pour clore cette semaine sur le djihadisme, nous nous penchons sur les différentes idéologies du djihad. Quels en sont les penseurs et les courants fondateurs ? Et quelle influence ont-ils aujourd'hui ?

avec :

Stéphane Lacroix (Professeur associé à l’Ecole des affaires internationales de Sciences Po, chercheur au CERI), Farhad Khosrokhavar (sociologue, directeur d'études à l'EHESS).

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Une série d'émissions réalisée dans le cadre du colloque "Djihadisme transnational, entre Orient et Occident" organisé par la FMSH et l'Institut Montaigne.

En 2006, l’Académie militaire de West Point créée la surprise en estimant que l’idéologue islamiste le plus influent n’est ni Oussama Ben Laden, ni Al-Zawahiri, devenu chef d’Al-Qaida après la mort du numéro 1, mais Abu Muhammed Al-Maqdissi, un Jordanien d’origine palestinienne quasiment inconnu du grand public. Cet intellectuel sunnite a pourtant eu une grande influence sur les fondements théoriques de l’Etat Islamique puisque il aurait été le compagnon de route d’Al-Zarkaoui, le chef de file de la branche irakienne d’Al-Qaida qui deviendra ensuite l’Etat Islamique. Parmi les textes retrouvés chez Amedy Coulibaly et Chérif Kouachi, les auteurs des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher, le nom d’Al-Maqdissi revient d’ailleurs de façon systématique, tout comme sur le site francophone dédiée au djihad, Ansar-Al-Haqq (« les partisans de la vérité »).

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Après les attentats du 13 novembre, on s’était intéressés ici à cet ouvrage d’Abu Bakr Naji, L’Administration de la sauvagerie, véritable mode d’emploi du « djihadisme », qui a largement inspiré Daech. Mais si l’idéologie salafiste, on l’a vu mardi, recouvre des réalités très disparates (le salafisme quiétiste, le salafisme réformiste, et le salafisme révolutionnaire violent ) ; il en est de même de « l’idéologie djihadiste », aujourd’hui dominée par des penseurs comme Abou Moussab Al-Souri, Abu Muhammed Al-Maqdissi ou encore Abou Qatada al-Falastini.

Une nouvelle génération d’intellectuels qui s’accordent sur la guerre à mener contre les mécréants et les apostats mais pas sur les moyens employés ni sur la hiérarchie des ennemis. Quelles sont aujourd’hui les différences entre les théoriciens islamistes, près de trente ans après la mort d’Abdallah Azzam, considéré comme le père du djihad global moderne ? Que nous disent les textes des évolutions idéologiques et stratégiques de l’Etat islamique ou d’Al-Qaida ? En quoi illustrent-ils la rupture entre les deux principales organisations djihadistes ?

Une émission préparée par Tiphaine de Rocquigny

Références

L'équipe

Florian Delorme
Production
Tiphaine de Rocquigny
Collaboration
Peire Legras
Réalisation
Clémence Allezard
Collaboration
Xavier Martinet
Xavier Martinet
Xavier Martinet
Production déléguée