France Culture
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Avec
  • Éloi Ficquet anthropologue et historien, maître de conférences à l'EHESS
  • Jean-Marie Téno Réalisateur franco-camerounais
  • Simon Njami curateur, organisateur entre autres de la Biennale de photographie de Bamako.
Eloi Ficquet
Eloi Ficquet
© Radio France

A l’aube des indépendances africaines, naît toute une réflexion sur le rôle de l’art et de la culture dans l’émancipation des peuples d’Afrique. Léopold Sédar Senghor fut à l’origine du premier festival mondial des arts nègres organisé en 1966 à Dakar. Il s’agissait alors de «parvenir à une meilleure compréhension internationale et interraciale, d’affirmer la contribution des artistes et écrivains noirs aux grands courants universels de pensée et de permettre aux artistes noirs de tous les horizons de confronter les résultats de leurs recherches » déclara l’ancien président sénégalais. Puis une 2ème édition eu lieu en 1977 au Nigeria, puis à nouveau à Dakar à l’occasion du 50ème anniversaire de l’indépendance du pays.

D’autres festivals furent créés par la suite:

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  • le Fespaco (Le *Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou), * certainement LE plus grand festival cinématographique africain né en 1972 et qui se déroule tous les deux ans dans la capitale Burkinabé, Ouagadougou.
  • la biennale de Bamako (aussi appelée les rencontres africaines de la photographie) qui, depuis 1994, promeut de grands artistes du continent dans le domaine de la photographie.

Quel bilan peut-on dresser de ces manifestations culturelles? Permettent-elles de soutenir un développement culturel pérenne? Que représentent-elles pour les scènes artistiques locales? En quoi aident-ils à définir une identité culturelle africaine? Que nous disent les festivals sur les liens entre pouvoir, Etat, marchés de l’art, culture en générale? A quel(s) public(s) s’adressent-ils?

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