France Culture
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Avec
  • Behrang Fakharian architecte, doctorant en urbanisme à l'Université Paris 1 et enseignant à l’École Spéciale d'Architecture.
  • Mina Saidi-Sharouz chercheuse, Responsable de l'Observatoire Urbain de Téhéran et des villes d'Iran.
  • Sepideh Farsi réalisatrice du film Téhéran sans autorisation, un film tourné avec un téléphone portable en 2009.
Mina Saïdi-Sharouz
Mina Saïdi-Sharouz
© Radio France

Téhéran est située dans une plaine, à plus de 1000 m d’altitude, entre la montagne (au Nord) et le désert (au Sud). Les premières mentions écrites sur la ville remontent au 13ème siècle, à l’époque, le village est décrit comme un lieu de commerce important. Mais c’est surtout lorsque Téhéran prend son statut de capitale, en 1786 (pour des raisons géographiques) que sa population va augmenter progressivement.

Aujourd’hui, Téhéran veut montrer le visage d'une métropole moderne - on ne compte plus les gratte-ciels commerciaux, les tours qui ont poussé un peu partout dans la ville (des tours aux façades de marbre, de briques ou de verre). Mais la modernité se réduit-elle à cela? N’est-ce pas un vernis qui cacherait une autre réalité?

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Les premiers plans d’urbanismes datent de la fin des années 1960. Ils développèrent la ville sur un axe Est/Ouest afin de compenser la fracture Nord/Sud qui perdure aujourd’hui. Ce qui est sûr, c’est que l’une des failles dans ces plans d’urbanisme est, sans conteste, la difficulté à se déplacer dans cette mégalopole de près de 15 millions d’habitants qui connaît des embouteillages monstres et qui suffoque tant le trafic est dense et chaotique.

À quoi ressemble Téhéran? Comment s'y déplace-t-on? Comment y vit-on? Comment les classes sociales s'y mélangent-elles? Comment la présence des femmes s’inscrit-elle dans l’espace public? Comment les urbanistes l'ont-ils modernisée? Quelles sont les traces du passé, de l'histoire du pays, de son identité? Et comment la ville se projette t elle dans l avenir?

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