Des passants dans quartier RAW, un quartier en vogue à Berlin en Allemagne.
Des passants dans quartier RAW, un quartier en vogue à Berlin en Allemagne.
Des passants dans quartier RAW, un quartier en vogue à Berlin en Allemagne. ©Reuters - Hannibal Hanschke
Des passants dans quartier RAW, un quartier en vogue à Berlin en Allemagne. ©Reuters - Hannibal Hanschke
Des passants dans quartier RAW, un quartier en vogue à Berlin en Allemagne. ©Reuters - Hannibal Hanschke
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Résumé

Berlin, Barcelone, Amsterdam: autant de villes connues pour leurs vies nocturnes, et où l'industrie de la nuit est aujourd'hui florissante. Comment les fêtes changent-elles les villes ? Comment les contre-cultures deviennent-elles des marques et à quel prix ?

avec :

Dominique Crozat (Géographe, responsable du master "Tourisme et Loisirs" et du programme de recherches "Nuits Urbaines", à l'Université Paul Valéry de Montpellier), Frantz Steinbach (Entrepreneur culturel, porte-parole d’ « Action nuit »), Boris Grésillon (géographe, professeur à l’université d’Aix Marseille, chercheur associé au centre Marc Bloch et à l’université Humboldt de Berlin), Mirik Milan (« maire de la nuit » d’Amsterdam de 2012 à 2016).

En savoir plus

Le Sonar : un des plus gros festivals de musique électronique d’Europe qui se déroule à Barcelone. La « Fabric » : ce club mythique des nuits londoniennes menacé de fermeture après la morts de jeunes gens – mais aussi de très nombreuses plaintes de riverains. Mais on n’arrête pas la nuit – ni la fête qui va avec ! Le club devrait donc rouvrir avec des règles extrêmement strictes en matière d’entrée et de possession de drogues.

On entendait également Félix Scheinberger, un dessinateur qui a eu le privilège de brosser le portait de clubbers du Berghain. Le privilège, déjà, de pénétrer le Berghain ! Ce temple de la techno, où pour rentrer on doit s’armer de patience, trois, quatre, cinq heures d’attente, pour souvent se faire refouler.

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Berlin, Londres ou encore Barcelone, trois destinations phares particulièrement privilégiées par ceux qu’on appelle les « City Breakers », ces 18-35 ans qui s’adonnent à de courts séjours - 3/4/5 jours – dans des villes qu’ils usent sans relâche au point de les « casser ». Une catégories de visiteurs devenus une cible incontournable des professionnels du tourisme.

Le tourisme festif n’est pas une révolution en soi : la « massive » conquête touristique du monde est en cours depuis les années 80, boosté par la société des loisirs, par l’explosion des compagnies low-costs, et bien d’autres choses encore. Or, ce tourisme festif modifie considérablement les urbanités qu’il investit. Alors, que fait la fête à la ville ? Son urbanité s’adapte parfois, ou au contraire s’effrite sous un effet de saturation.

La fête résistera-t-elle à l’afflux massif de touristes de la nuit ? Comment concilier le monde des fêtards et celui des dormeurs ? Et, surtout, est-ce bien possible ?

Une émission préparée par Clémence Allezard.

Références

L'équipe

Florian Delorme
Production
Charlotte Roux
Réalisation
Tiphaine de Rocquigny
Production déléguée
Samuel Bernard
Collaboration
Clémence Allezard
Collaboration