Un tunnel sur le site de l'Aeroport de Tal Afar repris a l'Etat Islamique en Irak.
Un tunnel sur le site de l'Aeroport de Tal Afar repris a l'Etat Islamique en Irak. ©Maxppp - Christophe Petit Tesson
Un tunnel sur le site de l'Aeroport de Tal Afar repris a l'Etat Islamique en Irak. ©Maxppp - Christophe Petit Tesson
Un tunnel sur le site de l'Aeroport de Tal Afar repris a l'Etat Islamique en Irak. ©Maxppp - Christophe Petit Tesson
Publicité

De la guerre du Vietnam à Mossoul en passant par l’Afghanistan, le Liban, la bande de Gaza, ou encore la Syrie, l’utilisation de tunnels et autres souterrains est souvent l’arme du faible. Elle a souvent permis de rééquilibrer le rapport de force dans des situations de guerre asymétrique.

Avec
  • Jérome Triolet Ingénieur-chimiste, écrivain-amateur spécialisé dans l'histoire et l'exploration des structures souterraines humaines.
  • Leïla Seurat Chercheuse associée au Centre de Recherches Sociologiques sur le Droit et les Institutions pénales (CESDIP) et à l’Observatoire des Mondes Arabes et Musulmans (OMAM)
  • Jean-Pierre Perrin grand reporter à Libération

Dans la période contemporaine, c’est probablement au Vietnam que la guerre des tunnels a sans doute trouvé son expression la plus élaborée, notamment dans la région de Cu Chi, au nord-ouest de Saïgon où avaient été creusé près de 300 kilomètres de souterrains hébergeant plusieurs milliers de combattants. Réussissant par cette stratégie à mettre en échec l’armée américaine. Et ce, malgré son avantage logistique et technologique.

Sur un tout autre territoire, c’est au tour de la résistance Afghane de mettre en difficulté l’armée soviétique, notamment par l’usage des karez, ces petits tunnels des systèmes d’irrigation, ou encore grâce aux grottes des régions montagneuses, qui permettaient aux combattants de surgir de façon inattendue, et de disparaître de la même manière.

Publicité

En 2001 l’armée américaine fut confrontée exactement aux mêmes difficultés. On se souvient de la montagne de Tora Bora, refuge d’Al Qaeda et de son chef Oussama Ben Laden, qui fut le théâtre de nombreux combats.

Aujourd’hui c’est dans les environs de Mossoul que l’on retrouve ces mêmes tunnels qui sont au cœur de la stratégie de Daesh. Lors de la libération de la ville Yézidie de Sinjar, plus de 70 tunnels avaient été découverts. Une stratégie qui ralenti considérablement l’avancée des forces libératrice sur Mossoul.

Alors comment expliquer l’efficacité de cette stratégie? Quels avantages offre-t-elle face aux armées régulières ? Comment cette technique des tunnels s’est-elle propagée et transmise depuis la moitié du XXe siècle à aujourd’hui ? Et plus précisément, dans quelles conditions se développent ces infrastructures ? Quels sont les différents types de souterrains et quels en sont les usages ?

Une émission préparée par Samuel Bernard

L'équipe

Florian Delorme
Florian Delorme
Florian Delorme
Production
Charles Le Gargasson
Réalisation
Charlotte Roux
Réalisation
Tiphaine de Rocquigny
Tiphaine de Rocquigny
Tiphaine de Rocquigny
Production déléguée
Samuel Bernard
Collaboration
Clémence Allezard
Collaboration