Manifestation à Abidjan (2013) contre la CPI qui a retardé le procès Gbagbo
Manifestation à Abidjan (2013) contre la CPI qui a retardé le procès Gbagbo ©Reuters - Thierry Gouegnon
Manifestation à Abidjan (2013) contre la CPI qui a retardé le procès Gbagbo ©Reuters - Thierry Gouegnon
Manifestation à Abidjan (2013) contre la CPI qui a retardé le procès Gbagbo ©Reuters - Thierry Gouegnon
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La Cour pénale internationale pourra-t-elle incriminer les responsables des atrocités en Syrie ? Devrait-elle élargir ses prérogatives et juger les actes terroristes ? Comment peut-elle renforcer sa légitimité alors que seuls 123 Etats ont ratifié le Traité de Rome ?

Avec
  • Emeric Rogier Chef de la Section Analyse au Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale (CPI)
  • Joseph Bemba Juriste, auteur du livre Le procès Gbagbo devant la Cour pénale internationale (2016, L'Harmattan)
  • Pierre Hazan conseiller spécial en matière de justice transitionnelle au Centre pour le dialogue humanitaire à Genève, professeur associé à l'université de Neuchâtel et conseiller éditorial de Justiceinfo.net

Si elle a pris la suite de la Cour permanente de justice internationale apparue 23 ans plus tôt, la Cour Internationale de Justice a été créée en 1945 lors de la mise en place de l’Organisation des Nations Unies, elle en est l’organe judiciaire central, et sa mission est de régler des conflits juridiques soumis par les États, et de donner un avis sur des questions juridiques. Des décisions qui, si elles ne sont pas contraignants, peuvent toucher à des domaines très divers : conflits territoriaux, préservation de l’environnement ou encore droit humanitaire.

En 70 ans d’existence, les 15 juges élus pour 9 ans du Palais de la Paix de la Haye ont rendu près de 200 avis. Si pendant la guerre froide son activité tournait un peu au ralenti (les mauvaises langues l’appelaient même « la Cour sans affaires »), les choses ont bien changées depuis et les états n’hésitent plus à se tourner vers elle pour trancher leur différends. Jusqu’ici, pas moins de 91 états ont été concernés (28 en Europe, 25 en Afrique, 20 en Asie et en Océanie, et 18 en Amérique).

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Nous allons tenter de comprendre comment fonctionne la CIJ, de voir ce qu’elle révèle des relations internationales et de leurs évolutions. Ses avis sont-ils respectés ? Et permettent-ils d’améliorer les relations diplomatiques !?

C’est la question que nous nous poserons à propos du Costa Rica et du Nicaragua, deux pays qui ont plusieurs fois sollicité la CIJ. Quels en furent les effets pour ces deux voisins qui ont toujours eu des relations difficiles ? Mais nous nous intéresserons à bien d’autres décisions qui nous permettront de comprendre la mécanique du droit international.

Une émission préparée par Tiphaine de Rocquigny

L'équipe

Florian Delorme
Florian Delorme
Florian Delorme
Production
Charles Le Gargasson
Réalisation
Tiphaine de Rocquigny
Tiphaine de Rocquigny
Tiphaine de Rocquigny
Collaboration
Peire Legras
Réalisation
Clémence Allezard
Collaboration
Xavier Martinet
Xavier Martinet
Xavier Martinet
Production déléguée