France Culture
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François Guiziou
François Guiziou
© Radio France

Historiquement, la piraterie a toujours été crainte par les armateurs et les équipages des bateaux sillonnant les grandes routes maritimes. Aujourd’hui, elle est considérée – souvent de manière abusive – comme l’une des plus importantes menaces à la mondialisation et à la circulation des biens de consommation dont 90% s’effectuent sur les océans du monde. Si, selon le Bureau International Maritime, les actes de piraterie sont en baisse, il continue d’exister des zones particulièrement propices aux attaques.

Au début des années 2000, on parlait essentiellement du détroit de Malacca (en Asie du Sud-est), mais depuis 2008, c’est le Golfe d’Aden qui occupe le centre de l’attention politico-médiatique. L’importance stratégique de ce pont entre l’océan indien et la mer rouge a encouragé l’UE et l’OTAN à se saisir de la question en mettant sur pied l’opération Atalante depuis décembre 2008. Il n’est donc pas rare de voir croiser au large des côtes somaliennes des navires de guerre dont la présence est censée décourager les attaques contre les navires commerciaux mais aussi contre les plaisanciers qui s’aventurent dans cette région du monde et qui peuvent se retrouver pris en otages.

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Quelle est la géographie des actes de piraterie? Comment s’est-elle transformée ces dernières années? Quelles sont les différentes formes de la piraterie moderne? Comment comprendre la persistance de ce mode de brigandage sur mer? S’agit-il - seulement - du résultat de l’effondrement présumé des Etats côtiers supposés incapables de faire régner l’ordre sur terre comme sur mer? La piraterie peut-elle être comprise comme une autre manifestation de la mondialisation?

L'équipe

Florian Delorme
Florian Delorme
Florian Delorme
Production
Doria Zénine
Réalisation
Antoine Dhulster
Collaboration
Lucile Commeaux
Lucile Commeaux
Lucile Commeaux
Production déléguée
Pauline Blistène
Collaboration