France Culture
France Culture
Publicité
Avec
  • Jérôme Carassou directeur éditorial des éditions Non Lieu, co-fondateur de la revue culturelle Au Sud de l'Est.
  • Bernard Lory historien, maître de conférences à l’INALCO
  • Damir Imamovic musicien, chanteur de sevdah (musique traditionnelle bosnienne).

Associé au mot culture, le terme « Balkans » évoque immanquablement la filmographie d’Emir Kusturica, les rythmes de Goran Bregovic. De fait, une certaine marque de fabrique balkanique, presque un « label » s’affirme dans les festivals internationaux. Mais existe-t-il réellement un « fond culturel » commun aux pays de l’ex-Yougoslavie?

L’histoire pourrait fournir une première réponse: les Etats des Balkans ont appartenu à l’Empire ottoman, puis à l’empire austro-hongrois. Avant les fragmentations identitaires et le choc des nationalismes (dont nous parlerons demain), les peuples balkaniques ont longtemps circulé, échangé dans une vaste zone commune.

Publicité

Les questions linguistiques sont à prendre en compte également: le serbo-croate (que l’on nomme aussi le BCMS, bosnien croate monténégrin et serbe) est la langue commune de plus de 20 millions de locuteurs dans la région. Certes des variations locales existent, mais la langue est globalement la même de Belgrade à Zagreb. Dès lors comment s’étonner que les créateurs, les artistes, s’inscrivent aujourd’hui, malgré les nationalismes, dans un vaste contexte culturel balkanique?

L'équipe