Publicité
En savoir plus

Troisième volet de notre série balkanique dans CulturesMonde . Nous allons nous pencher ce matin sur les tensions communautaires et religieuses qui continuent d’agiter la région, 20 ans après la guerre de Bosnie-Herzégovine, 15 ans après la guerre du Kosovo.

L’éclatement définitif de la fédération yougoslave ayant été entériné, la paix ayant été signée entre les ennemis d’hier, on pourrait penser que ces tensions, ces haines communautaires appartiendraient aujourd’hui au passé. C’est ce qu’il est devenu commun d’entendre dans la bouche des responsables actuels, comme le président macédonien Gjorge Ivanov, qui répondait aux questions de nos confrères d’Euronews en juin 2012…

Publicité

…des tensions religieuses et communautaires qui restent très vives malgré les discours officiels. On vient d’entendre dans la deuxième partie de cette séquence sonore, Fatmir Alispahic, intellectuel bosniaque, musulman de Bosnie, qui emploie des mots très durs. On en est donc encore, près de vingt ans après les accords de Dayton, à parler de « réduire le nombre de Bosniaques musulmans ».

Et les exemples sont nombreux. On aurait pu introduire cette émission avec d’autres illustrations sonores, autour par exemple de l’identité nationale Croate, intimement liée à la religion catholique, qui serait menacée par les communautés Serbes (orthodoxes) toujours établies sur le territoire croate.

Qu’en est-il réellement ? Ces tensions pourraient-elles de nouveau dégénérer ? Les vieux conflits identitaires entre Croates catholiques, Serbes orthodoxes, Bosniaques et Serbes de Bosnie peuvent-ils de nouveau prendre une tournure violente ?

Nous avons choisi de donner la parole à des historiens ce matin, pour, selon l’expression consacrée, comprendre le présent à la lumière du passé. Car l’histoire des Balkans est marquée par une succession d’avancée et de reculs des grandes puissances (empires ottoman et austro-hongrois) qui ont laissé des traces très fortes sur l’identité des peuples.