Demonstrators march to protest the police shooting of Keith Scott in Charlotte
Demonstrators march to protest the police shooting of Keith Scott in Charlotte ©Reuters - Mike Blake
Demonstrators march to protest the police shooting of Keith Scott in Charlotte ©Reuters - Mike Blake
Demonstrators march to protest the police shooting of Keith Scott in Charlotte ©Reuters - Mike Blake
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Ce matin, CulturesMonde part aux Etats-Unis mais aussi en Turquie voir comment certains groupes, s’organisent au forceps pour défendre leurs droits face aux autorités.

Avec
  • Janset Kalan Pembe Hayat, association de défense des droits des trans en Turquie
  • Julien Talpin Sociologue, chargé de recherche CNRS, directeur adjoint du CERAPS (Lille 2)
  • Audrey Célestine Maître de conférences en sociologie politique et études américaines, à l'université de Lille.
  • Pinar Selek sociologue et politologue à l'Université Nice Sophia Antipolis

Trayvon Martin, Eric Garner, Tamir Rice, Freddie Gray, la liste des hommes noirs qui ont perdu la vie lors de bavures policières est longue, très longue. Pour l’année 2015, elle était montée jusqu’à 258, pour 2016, selon un récent comptage du Washington Post, nous en sommes déjà à 171. Si pendant longtemps ces bavures passaient relativement inaperçues, aujourd’hui elles s’exposent au grand jour sous l’effet des réseaux sociaux, entraînant de nombreuses mobilisations, à tel point que les USA semblent vivre le plus grand mouvement de mobilisation depuis le mouvement des droits civiques des années 1950-1960.

En effet, les manifestations dénonçant ces meurtres raciaux se multiplient rien que ce mois-ci : Charlotte après la mort de Keith Scott mais aussi San Diego en Californie après le meurtre d’Alfred Olango. Plus tôt dans l’été, c’était plusieurs grandes villes du pays qui organisaient des protestations pour dénoncer des violences raciales de la police et protester contre la mort de deux hommes noirs tués par les forces de l'ordre.

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En pointe de ces protestations, le mouvement Black Lives Matter ("Les vies des Noirs comptent") : un mouvement créé en 2013 dans le sillage de l’affaire Trayvon Martin ce jeune afro-américain de 17 ans abattu par un homme, blanc, chargé de la surveillance de son quartier, dont l’acquittement avait provoqué la colère d’un certain nombre de quartiers.

Le slogan Black Lives Matter apparaît d’abord sous la forme d’un hashtag utilisé sur les réseaux sociaux, dans le billet d’une résidente de Los Angeles qui avait été particulièrement choquée par l’acquittement de George Zimmerman, le meurtrier de Trayvon Martin, avant de devenir un mouvement créé par trois afro-américaines. Aujourd’hui, il existe 23 sections locales aux Etats-Unis et à l’étranger.

Alors comment s’organise cette mobilisation citoyenne ? Comment un tel mouvement a pu émerger pendant le mandat du premier président afro-américain? Assiste-t-on à l’apparition d’un nouveau type de militantisme anti-raciste qui tenterait de faire converger les différentes luttes?

Une émission préparée par Clémence Allezard

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