Un agriculteur dans un champs de coca, à Causa en Colombie, le 29 janvier 2017.
Un agriculteur dans un champs de coca, à Causa en Colombie, le 29 janvier 2017. ©Reuters - Jaime Saldarriaga
Un agriculteur dans un champs de coca, à Causa en Colombie, le 29 janvier 2017. ©Reuters - Jaime Saldarriaga
Un agriculteur dans un champs de coca, à Causa en Colombie, le 29 janvier 2017. ©Reuters - Jaime Saldarriaga
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Deux mois après la ratification par le Congrès colombien de l’accord de paix conclu avec les FARC, un nouveau programme a été présenté pour remplacer la culture de la coca, largement contrôlée par la junte, par le cacao et les arbres fruitiers. Pour quelles conséquences ?

Avec
  • Frédéric Massé directeur du Centre de Recherches et Projets Spéciaux (CIPE) de l'Université Externado de Colombie.
  • Adam Baczko Chercheur CNRS au Ceri-Sciences Po.
  • Jacobo Grajales professeur en science politique à l’Université de Lille et membre du CERAPS.

Deux mois après la ratification par le Congrès colombien de l’accord de paix conclu avec les FARC, une organisation née il y a plus de 50 ans d’une insurrection paysanne, la question de la transformation des zones de production de coca, largement contrôlées par la guérilla, est au cœur des préoccupations du gouvernement colombien.

Jusqu’à la signature de l’accord, les FARC supervisaient en effet les deux tiers de la production du pays selon les chiffres de l’ONU, soit environ 40% de la cocaïne consommée dans le monde ; et cela notamment grâce à la « gramaje », une taxe qui rapportait aux FARC 90 millions de dollars chaque année.

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Le gouvernement colombien et les rebelles ont donc présenté vendredi dernier un nouveau programme afin de remplacer la culture de la coca, qui couvrirait près de 100 000 hectares, par le cacao et les arbres fruitiers.

Alors, cette initiative permettra-t-elle d’empêcher que ces territoires passent dans les mains de groupes criminels ? Quelles sont les organisations susceptibles de prendre le relai des FARC : les groupes paramilitaires, censés être démobilisés depuis 2006, ou l’ELN, l’Armée de libération nationale, l’autre guérilla qui entamera la semaine prochaine des négociations officielles avec le gouvernement ou encore des membres dissidents des Forces armées révolutionnaires ?

Enfin, comment permettre que les nouvelles cultures soient suffisamment rentables pour offrir une alternative acceptable aux paysans de ces zones enclavées ?

Une émission préparée par Tiphaine de Rocquigny.

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