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Deuxième volet de notre série consacrée aux catastrophes. Direction le Japon aujourd’hui pour un retour sur le 11 mars 2011. Ce jour là, un séisme de magnitude 9 et un tsunami d’une violence rare dévastent une grande partie des côtes nord-est du pays. Près de 20 000 victimes sont à déplorer. Quelques heures plus tard et les jours suivants la centrale nucléaire de Fukushima, dont le circuit de refroidissement a été endommagé par le tsunami, connaît une série d’explosions. C’est l’accident nucléaire le plus grave depuis Tchernobyl. Rapidement l’Etat japonais « part en guerre » contre les conséquences de la catastrophe de Fukushima : évacuation des habitants dans une zone de 20 km, puis de 30 km à la ronde, relogement de ces populations dans des préfabriqués. Mais c’est surtout le nettoyage des éléments radioactifs qui mobilise les autorités. Les « liquidateurs » (à commencer par les employés de la centrale) se succèdent pour faire face à l’urgence et tenter de contenir les fuites radioactives…

C’est cette guerre contre la radioactivité qui nous intéresse pendant la plus grande partie de cette émission. Où en est-on, près de trois ans après la catastrophe? Les mesures prises en urgence par l’Etat et par TEPCO, l’opérateur de la centrale ont-elles permis de limiter la contamination radioactive? Au-delà, comment la société japonaise a-t-elle réagi face à un événement d’une nature et d’une ampleur inédites?

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Poser ces questions nous amènera à revenir sur les conditions de l’implantation de l’énergie civile nucléaire au Japon dès les années 1950. Un choix stratégique qui a de quoi surprendre, quelques années seulement après Hiroshima et Nagasaki. Des débats autour de l’énergie nucléaire – et ses risques – ont-ils eu lieu ces dernières décennies? Ces dernières années? Comment comprendre la relative faiblesse des mobilisations anti-nucléaires dans le pays?

Références

L'équipe

Florian Delorme
Production
Doria Zénine
Réalisation
Antoine Dhulster
Collaboration
Salomé Viaud
Collaboration
Christophe Payet
Production déléguée