T.shirt à l'effigie de Vladimir Poutine, Moscou, août 2014
T.shirt à l'effigie de Vladimir Poutine, Moscou, août 2014
T.shirt à l'effigie de Vladimir Poutine, Moscou, août 2014 ©Reuters - Maxime Zmeyev
T.shirt à l'effigie de Vladimir Poutine, Moscou, août 2014 ©Reuters - Maxime Zmeyev
T.shirt à l'effigie de Vladimir Poutine, Moscou, août 2014 ©Reuters - Maxime Zmeyev
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Résumé

Vladimir Poutine jouit d'une popularité grandissante en Europe. Comment expliquer cette russophilie? Quels sont les relais d'influence, les réseaux du Kremlin en Europe? Souverainisme, mythe de l'homme fort, "post-modernisme" conservateur: explications ce matin.

avec :

Olivier Schmitt (Professeur de science politique) (professeur de science politique au centre d'études sur la guerre de l'université du Sud-Danemark et vice-président/directeur scientifique de l'Association pour les études sur la guerre et la stratégie (AEGES)), Cécile Vaissié (Professeure d'études russes et soviétiques, Université Rennes-II), Antoine Arjakovsky (historien, directeur de recherche au Collège des Bernardins, directeur émérite de l'Institut d'études œcuméniques de Lviv (Ukraine).).

En savoir plus

De Heinz-Christian Strache, chef du parti autrichien d’extrême-droite FPÖ, pour qui Poutine est « assurément un démocrate, mais avec un style autoritaire » à Marine Le Pen, en passant par Viktor Orban, ancien dissident anti-communiste hongrois devenu le meilleur allié du maître du Kremlin. Comment expliquer que des personnalités politiques d’extrême-droite soutiennent ainsi Vladimir Poutine ? Comment comprendre cette fascination qu’il exerce sur certains responsables européens ? Et que nous dit-elle du projet de transformation de l’UE porté par le chef du Kremlin ?

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Le contexte de crise auquel doit faire face l’UE favorise l’émergence de mouvements populistes et souverainistes qui se reconnaissent dans Poutine et sa vision du monde. Mais nul doute également que le régime russe agit pour façonner cette image et pour transformer les représentations que nous en avons. La stratégie de communication du Kremlin semble bien rodée: universitaires, journalistes, « centre de dialogue » et autre « centres culturel et spirituel » tel que la nouvelle cathédrale orthodoxe à quelques pas de la tour Eiffel qui aurait dû être inaugurée aujourd’hui mais qui devra encore attendre, le président François Hollande ayant provoqué l’annulation de la visite de son homologue russe.

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Mais aussi des médias financés et inféodés par Moscou qui émettent en anglais, en espagnol ou en français : la chaîne Russia Today devenue RT, ou encore le service d'information multi-média Sputnik news dont l'objectif affiché est de « dire ce qui n'est pas dit », d'apporter « un regard russe sur l'actualité » dans un environnement médiatique international considéré par le pouvoir russe comme souvent hostile à Moscou.

Mais à quelles franges de la population cette « guerre de l’information » s’adresse-t-elle ? Comment s’élabore-t-elle ? Et à quelles fins ? En 2013, l’analyste Alexander Morozov confiait au magazine américain The Atlantic : « C'est une erreur de croire que poutine veut abaisser un nouveau mur de Berlin et poursuivre une politique d’isolement. (…) ce que nous observons actuellement n’est pas une tentative pour restaurer le passé, mais la création d’une hégémonie entièrement nouvelle ».

Comment se définit le soft power de la Russie de Poutine, quelle politique d’influence et quelle place occupe-t-elle dans la stratégie globale du Kremlin ? Quel est son projet pour le monde – et en particulier pour l’Europe?

Une émission préparée par Clémence Allezard.

Références

L'équipe

Florian Delorme
Production
Charlotte Roux
Réalisation
Tiphaine de Rocquigny
Collaboration
Samuel Bernard
Collaboration
Clémence Allezard
Collaboration