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Résumé

On parle souvent de littérature "francophone" pour évoquer la littérature congolaise, algérienne, ou encore camerounaise. Pourquoi écrire dans la langue du colonisateur ? Faut-il en passer par une nécessaire décolonisation de la langue ?

avec :

Kaoutar Harchi (Sociologue, romancière), Boubacar Boris Diop (Journaliste et écrivain sénégalais), Jean-Luc Raharimanana (Ecrivain).

En savoir plus

Kateb Yacine est l’un des fondateurs de la littérature algérienne de langue française. Instruit dans la langue du colonisateur, c’est cet auteur né à Constantine en 1929 qui avait dit à propos de la langue française qu’elle incarnait, à ses yeux, le « butin de guerre » des algériens.

« La francophonie est une machine politique néo-coloniale, qui ne fait que perpétuer notre aliénation, mais l'usage de la langue française ne signifie pas qu'on soit l'agent d'une puissance étrangère, et j'écris en français pour dire aux Français que je ne suis pas français » avait-il déclaré en 1966.

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Mais un demi-siècle plus tard, les auteurs algériens n’entretiennent plus le même rapport à la langue. Des auteurs comme Boualem Sansal, ou même Kamel Daoud; né en 1970, 8 ans après les accords d’Evian, n’ont pas vécu la même histoire, n’ont pas le même rapport à la France et à ses institutions littéraires.

Pourtant, eux aussi sont parvenus à une certaine reconnaissance, remportant des prix et une légitimation de la part du monde des arts. Alors comment ces processus de reconnaissance ont-ils évolués ? De quoi dépendent-ils ? Et qu’est-ce que cela révèle de leur rapport à la langue française ?

Suffit-il d’écrire en Français pour être reconnu comme un « écrivain français » ? L’Algérie est-elle sortie de l’impérialisme culturel français?

Nous parlerons beaucoup de l’Algérie, mais nous irons également du côté du Sénégal pour y retrouver Boubacar Boris Diop, célèbre auteur sénégalais, qui prône un recentrement de la production littéraire vers les langues locales, en l’occurrence le Wolof , une langue parlée par plus de 10 millions de locuteurs et vers laquelle il fait traduire des œuvres importantes, universelles.

Une émission préparée par Tiphaine de Rocquigny.

Deuxième édition du Festival Les Voix d'Orléans, du 31 mars au 1er avril 2017.
http://www.orleans-metropole.fr/1496/les-voix-dorleans.htm

Références

L'équipe

Florian Delorme
Production
Charlotte Roux
Réalisation
Tiphaine de Rocquigny
Production déléguée
Samuel Bernard
Collaboration
Clémence Allezard
Collaboration