France Culture
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Avec
  • Catherine Xhardez doctorante à l'université de Saint-Louis, Bruxelles, spécialiste du nationalisme et des questions linguistiques en Belgique.
  • Danielle Tartakowsky Historienne, professeure émérite d’histoire contemporaine à l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, spécialiste des mouvements sociaux
  • Florine Ballif maître de conférence à l'institut d'urbanisme de Paris, spécialiste des politiques de sécurité et de fermeture des espaces urbains.

On l’a vu tout au long de cette semaine, la marche peut participer de la cohésion d’un groupe. L’effort partagé le long d’un chemin renforce les rapports de solidarité; que ce soit les marches européennes contre le chômage , les fameuses marches blanches (organisées dans de nombreux pays pour appeler à la fin d’une situation de violence ou d’injustice, sur le modèle de la marche blanche à Bruxelles en 1996, au paroxysme de l’affaire Dutroux), mais aussi les marches orangistes autour de Belfast en Irlande du Nord (pour affirmer la suprématie britannique sur un territoire disputé – on en parlera avec Florine Ballif); ou encore la marche flamande autour de Bruxelles tous les ans (destinée à affirmer le caractère néerlandophone de la périphérie de la ville – nous l’évoquerons avec Catherine Ardé); nombre de mouvements ont recours à des grandes marches pour affirmer leurs revendications territoriales, identitaires, sociales etc…

Comment comprendre ce réflexe de la marche, pour des buts si distincts? Comment expliquer le recours à cette forme particulière d’action collective? Ou faut-il aller chercher les racines de cette culture contestataire? Et d’ailleurs, comment peut-on définir une « marche », par rapport à une manifestation par exemple?

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Le sentiment communautaire créé pendant la marche est-il suffisant pour faire exister un groupe? Les marches s’inscrivent-elles dans le champ du politique? Des mouvements sociaux ?

Musique diffusée lors de l'émission:

  • *Les Flamingants, * Jacques Brel

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