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Yves Denéchère
Yves Denéchère
© Radio France

En 2011, 956 des 3 400 enfants russes adoptés par des étrangers avaient été accueillis par des parents américains. Ce qui faisait des États-Unis le premier pays d’accueil des orphelins russes. Cette époque est révolue. En effet, depuis quelques jours, Vladimir Poutine a fait voter une loi empêchant les enfants nés en Russie d’être adoptés par des familles américaines. Cette mesure est la réponse du Kremlin à la loi américaine dite "Magnitsky" qui interdit aux russes impliqués dans des violations des droits de l’Homme d’entrer sur le sol américain. Au-delà de l’épreuve émotionnelle et psychologique que constitue l’adoption, nous allons parler ce matin de l’adopion internationale.

En 2005, près de 4000 enfants de toutes nationalités avaient été adoptés par des couples français. En 2012, ils étaient à peine trois fois moins. Or, cette tendance baissière ne semble pas toucher uniquement la France. Alors comment l’expliquer? Où faut-il aller en chercher les causes? Les anciens grands pays d’origine des enfants adoptés – la Chine, le Brésil, la Russie – ne sont-ils plus les « réservoirs » qu’ils étaient auparavant? Leur développement socio-économique a-t-il diminué, de fait, le nombre de candidats à l’adoption? Dans quelle mesure les législations internationales – comme la convention de la Haye – jouent-ils un rôle? Rendent-elles plus lentes les flux d’adoptions internationales dans le monde? Malgré ce cadre légal, comment les scandales d’enlèvements (comme l’affaire des enfants de l’Arche de Zoé dont le procès des responsables a débuté il y a quelques semaines) sont encore possibles?

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L'équipe

Florian Delorme
Florian Delorme
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Production
Doria Zénine
Réalisation
Antoine Dhulster
Collaboration
Lucile Commeaux
Lucile Commeaux
Lucile Commeaux
Production déléguée
Pauline Blistène
Collaboration