Un panneau publicitaire de la série TV "Le siècle magnifique" vandalisé par des protestataires conservateurs à Istanbul,  le 9 janvier 2011 ©Reuters - Murad Sezer
Un panneau publicitaire de la série TV "Le siècle magnifique" vandalisé par des protestataires conservateurs à Istanbul, le 9 janvier 2011 ©Reuters - Murad Sezer
Un panneau publicitaire de la série TV "Le siècle magnifique" vandalisé par des protestataires conservateurs à Istanbul, le 9 janvier 2011 ©Reuters - Murad Sezer
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Résumé

Ce matin, on s'intéresse aux séries turques qui à la fois symbolisent le progressisme et illustrent les valeurs conservatrices de la société turque. Dans quelle mesure le succès international de ses séries participe du soft power de la Turquie?

avec :

Hülya Ugur Tanriöver (sociologue et spécialiste des médias turcs, professeure à l’Université de Giresun – rattachée à la Faculté de communication (département radio, télévision, cinéma)), Nicolas Appelt (doctorant à l'Unité d'arabe de l'Université de Genève. Il rédige actuellement une thèse sur la représentation des jeunes dans les séries télévisées syriennes sur la période 2000-2010.), Nora Seni.

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Les séries turques connaissent un succès immense dans l’ensemble de la région, de l’Egypte au Golfe en passant par la Grèce et les balkans, les séries – et les femmes émancipées turques – font rêver.

Tantôt progressiste – notamment sur la question de la condition féminine, comme dans Gümüş, tantôt historique comme dans « le siècle magnifique », « Muhtesem yüziyil » en turc, qui raconte des intrigues de palais à la cour du sultan Solimane, le monde de la série turque est pluriel.

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Quelles sont les grandes séries qui ont marqué le public ces dernières années ? Et que nous disent-elles sur l’évolution de la société turque ? Les 14 ans du parti de Erdogan - l’AKP – ont-ils modifié le paysage des séries turques (ainsi que l’ensemble de la société) ? Et comment, en retour, les séries ont-elles changé la Turquie ? En termes de représentations par exemple : quid des minorités - ethniques , religieuses, sexuelles – mais aussi des femmes ?...

Dans quelle mesure scénaristes et producteurs adaptent les contenus à un pouvoir politique de plus en plus autoritaire ? On ne peut pas ne pas penser à la répression qui continue de s’abattre sur le pays - journaliste, intellectuel, mais aussi responsable politique, à l’instar de Selahattin Demirtas, leader du HDP, le parti pro-kurde et troisième force politique du parlement depuis les dernières élections législatives, arrêté vendredi dernier.

Une émission préparée par Clémence Allezard et Juliette Gadot.

Références

L'équipe

Florian Delorme
Florian Delorme
Florian Delorme
Production
Charlotte Roux
Réalisation
Tiphaine de Rocquigny
Tiphaine de Rocquigny
Tiphaine de Rocquigny
Production déléguée
Samuel Bernard
Collaboration
Clémence Allezard
Collaboration