France Culture
France Culture
Publicité
Avec
  • Olivier Schmitt Professeur de science politique
  • Frédéric Charillon professeur de science politique
  • Denia Chebli anthropoloque, chercheuse à Noria Research.

Le 5 décembre 2013, François Hollande annonçait en urgence le lancement de l’opération « Sangaris » pour stopper les exactions commises à l’encontre des chrétiens en Centrafrique par la coalition Séléka majoritairement musulmane. Les quelques 2000 militaires français déployés sur le terrain et assistés par 6000 soldats de la mission de la paix de l’UA parviennent aujourd’hui à maintenir un semblant d’équilibre à Bangui… mais non sans empêcher la vague de vengeance qui s’est abattue sur la minorité civile musulmane suite à l’inversion du rapport de force provoquée par l’intervention étrangère. « Bourbier », « néocoloniale »… les critiques ne manquent pour qualifier une intervention jugée inefficace et particulièrement périlleuse, à l’heure où l’armée française est toujours mobilisée sur le front malien pour l’opération « Serval », contre les djihadistes d’AQMI.

Centrafrique et Mali donc, mais aussi Libye, Côte d’Ivoire, et bien sûr Afghanistan… Ces dix dernières années, l’armée française a multiplié les interventions militaires, seules ou bien au sein d’une coalition. La France est aujourd’hui la puissance la plus interventionniste, et ce devant les Etats-Unis !

Publicité

Comment expliquer cette recrudescence des opérations militaires françaises à l’heure où les baisses du budget de la défense ne cessent d’être dénoncées? Quel a été le rôle de la France dans la crise libyenne ? Comment se désengager des terrains malien et centrafricain ? Où est passé le « pacifisme » affiché par Dominique de Villepin en 2003 au Conseil de Sécurité des NU, face une Amérique va-t-en guerre ?

L'équipe