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** Table ronde présentée par Christope Payet**
Des russophones en Lettonie, en Moldavie, en Biélorussie et bien sûr en Ukraine. Toutes les Républiques post-soviétique comptent aujourd'hui sur son territoire des populations russophones, voire de nationalité russe.

Il faut se souvenir qu'en 1980, les Russes ne forment que 52% de la population d’URSS. Et pourtant 82% des soviétiques parlent russe couramment et 58% d’entre eux le considèrent comme leur langue maternelle.

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Alors forcément après la chute du mur, cette russophonie est restée en partie présente et a posé des problèmes d'identité. Nombreux sont ceux qui ont récemment découvert la province séparatiste russophone de Crimée. Le président russe Vladimir Poutine a signé le décret reconnaissant l'indépendance de la péninsule, et il a lancé hier la première étape législative nécessaire pour pouvoir intégrer la péninsule dans la Fédération russe.

Cette actualité illustre la prégnance des questions identitaires autour de la russophonie en Europe de l'Est. Il faut mettre en balance les 20 ans d’indépendance de ces pays avec les 70 ans d’appartenance à l’URSS, sans compter l’empire russe qui l'a précédé.

La langue russe est-elle une frontière identitaire de l’Europe? Comment les identités nationales se composent-elles avec ou contre la langue?

Références

L'équipe

Florian Delorme
Production
Doria Zénine
Réalisation
Antoine Dhulster
Collaboration
Salomé Viaud
Collaboration
Christophe Payet
Production déléguée