Travailleurs humanitaires à la frontière slovène avec une enfant réfugiée
Travailleurs humanitaires à la frontière slovène avec une enfant réfugiée
Travailleurs humanitaires à la frontière slovène avec une enfant réfugiée ©Reuters - Srdjan Zivulovic
Travailleurs humanitaires à la frontière slovène avec une enfant réfugiée ©Reuters - Srdjan Zivulovic
Travailleurs humanitaires à la frontière slovène avec une enfant réfugiée ©Reuters - Srdjan Zivulovic
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Résumé

Après l'affaire de l'Arche de Zoé : cette association française qui avait voulu "sauver" des enfants au Tchad et s'est vue condamnée par la justice tchadienne et française, que reste-t'il de la figure presque héroïque du travailleur humanitaire ?

avec :

Johanna Siméant-Germanos (professeure de science politique à l’ENS, membre Centre Maurice Halbwachs (CNRS/ENS/EHESS), médaille d’argent du CNRS (2019), membre du collectif RogueESR), Pierre Micheletti (Président d’Action contre la faim, professeur à l’Université Grenoble-Alpes), Jean-Christophe Rufin (Diplomate et romancier. ).

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Dernière étape de notre semaine consacrée à l’humanitaire…

Depuis une semaine,  le film Les chevaliers blancs est à l’affiche en France. Cette fiction s’inspire de l’affaire de l’Arche de Zoé qui avait défrayé la chronique humanitaire en 2007. Cette association française s'est vue accusée par les autorités tchadiennes d’avoir voulu exfiltrer plus d’une centaine d’enfants de manière dissimulée pour les faire adopter en France. Les responsables de l’association ont plaidé la volonté de « sauver » des enfants qu’ils disaient menacés par les conflits proches, mais ils ont été jugés coupables au Tchad, jugement confirmé par une deuxième condamnation par un tribunal français à 2 ans de prison en 2013. « Néocolonialisme » comme le disait Noël Mamère, ou un faux-pas d’une ONG jeune et peu expérimentée ? En tous cas, avec ceux que la presse a qualifié de « pieds nickelés », on est bien loin de la figure héroïque et chevaleresque des « French Doctors » dans le tournant des années 68 : ces médecins, français et jeunes à l’époque, qui avaient créé Médecins Sans Frontières et commençaient aussi à affirmer l’idée d’un droit d’ingérence humanitaire.

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