Manifestants du Campus Front of India à New Delhi, 1er mars 2016 ©Reuters - Anindito Mukherjee
Manifestants du Campus Front of India à New Delhi, 1er mars 2016 ©Reuters - Anindito Mukherjee
Manifestants du Campus Front of India à New Delhi, 1er mars 2016 ©Reuters - Anindito Mukherjee
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Résumé

Les universités sont-elles toujours des lieux de contestations sociales et politiques ? Où sont les nouveaux foyers de protestations ? Quels sont les liens entre mouvements étudiants et partis politiques ?

avec :

Jean-Thomas Martelli (chercheur au King’s College de Londres où il termine une thèse sur les mouvements étudiants dans les campus indiens.), Isil Erdinc (ancienne étudiante à l’Université de Galatasaray à Istanbul, doctorante en Sciences Politiques à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, elle prépare une thèse sur « Les relations entre le champ syndical et le champ politique de 1980 à nos jours »), Saeed Pavandi (Professeur en sciences de l’éducation à l’Université de Lorraine, directeur du LISEC (Laboratoire Interuniversitaire des Sciences de l’Information et de la Communication)).

En savoir plus

Lieux d'enseignement, les universités apparaissent aussi comme des terrains de luttes sociales.  Les campus du monde sont toujours virulents et des foyers nouveaux de contestation émergent. Ces derniers mois, c’est en Inde que la pression étudiante s’est exprimée de la manière la plus forte. Depuis le mois de janvier, les manifestations, notamment dans la capitale New Delhi, se sont multipliées. En cause : l’arrestation de l'étudiant et leader syndicaliste Kanhaya Kumar, accusé de "sédition"  et figure de l’Université Jawaharlal Nehru (JNU) de New Delhi, un haut lieu de la contestation en Inde.

Et puis, toujours à l’est de l’Europe, c’est en Turquie que les étudiants se sont le plus illustrés dans les mouvements sociaux et la vie politique. On peut notamment penser aux étudiants tués lors de l’attentat de Suruç à l’été 2014,  qui contraste avec la joie et l’inventivité des étudiants qui manifestaient un an plus tôt place Taksim, lors des manifestations « de Gezi ».

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Les étudiants au cœur des luttes et de la contestation parfois radicale, on les a vus aussi en 2009, avant les printemps arabes, lors de ce qu’on a appelé le « mouvement vert » iranien à la suite de l’élection contestée de Mahmoud Ahmadinejad. Ces étudiants de l’Université de Téhéran – elle aussi historique comme la JNU indienne – qui avaient fait la révolution islamique en 1979, et qui se sont retrouvés à la pointe de la contestation du régime trente ans plus tard : où en sont-ils aujourd’hui ? La contestation n’a-t-elle pas payé le prix de l’ouverture ?

Une émission préparée et présentée par Xavier Martinet

Références

L'équipe

Florian Delorme
Florian Delorme
Florian Delorme
Production
Tiphaine de Rocquigny
Tiphaine de Rocquigny
Tiphaine de Rocquigny
Collaboration
Peire Legras
Réalisation
Clémence Allezard
Collaboration
Xavier Martinet
Xavier Martinet
Xavier Martinet
Production déléguée