Un membre de la garde d’honneur ajuste sa casquette devant le président Kazakh, Nursultan Nazarbavev. ©Reuters - Shamil Zhumatov
Un membre de la garde d’honneur ajuste sa casquette devant le président Kazakh, Nursultan Nazarbavev. ©Reuters - Shamil Zhumatov
Un membre de la garde d’honneur ajuste sa casquette devant le président Kazakh, Nursultan Nazarbavev. ©Reuters - Shamil Zhumatov
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Résumé

Depuis l'effondrement de l'URSS, la Chine, la Russie, l'Europe, les Etats Unis, entretiennent des liens plus ou moins forts avec les pays d'Asie Centrale. Que révèlent-ils de la recomposition des rapports internationaux et quelles sont les influences exercés sur ces pays?

avec :

Jildiz Nicharapova (Enseignante à l’Université Nationale Kirghize, et à l’Académie d’administration publique. Chercheuse à l’Institut National des Études stratégiques du Kirghizstan.), Julien Thorez (Chargé de recherche au CNRS dans L’Unité Mixte de Recherche « Mondes iranien et indien ».), Mathieu Boulègue (Analyste spécialisé sur l’espace post-soviétique pour le think-tank CAPE (Centre d’Analyse de la Politique Etrangère).).

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Nous consacrons notre nouvelle série à l’Asie centrale, cet immense territoire qui va de la mer caspienne jusqu’au désert du Taklamakan, parfois appelée la « Mer de la mort », dans la région chinoise ouïghour. Une immense zone que se partagent essentiellement les cinq pays de l’ancienne URSS : le Kazakhstan, l'Ouzbékistan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et le Turkménistan. Nous essaierons de comprendre les évolutions politiques, économiques, sociales et culturelles qui traversent ces sociétés.

Mais pour commencer, nous allons nous pencher sur les influences extérieures qui pèsent sur ces pays. La Chine, la Russie, le Moyen Orient, mais aussi l’Europe et les Etats-Unis: les principaux acteurs internationaux possèdent des liens plus ou moins forts avec ces régions. Que révèlent-ils de la recomposition des Relations internationales?

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Cette rivalité stratégique qualifié à l'époque de « grand jeu », une expression évoquée notamment dans le fameux livre de Rudyard Kipling, « Kim » paru en 1901.

Voici un certain temps que les grandes puissances cherchent à peser dans cette région du monde. Au XIXème siècle, déjà, lorsque les empires russe et britannique se disputaient âprement cette Asie centrale, un « ventre mou » alors encore indépendant. Cette rivalité stratégique qualifié à l'époque de « grand jeu », une expression évoquée notamment dans le fameux livre de Rudyard Kipling, « Kim » paru en 1901. Plus d’un siècle plus tard, après la longue parenthèse soviétique, les rivalités semblent se raviver. C’est donc à ce nouveau jeu d’influence que nous allons nous intéresser ce matin.

Les pays d’Asie centrale occupent une place singulière à plusieurs égard. D’un point de vue géographiques, ils ont cette particularité d’être totalement enclavés, ce qui les rend dépendants de ses voisins directs pour organiser leurs échanges commerciaux.

Les ressources naturelles sont importantes, bien qu’inégalement réparties. Pétrole, gaz, cuivre, argent, uranium. Quels sont les acteurs qui tirent profit de ces richesses ?

S’ils étaient autrefois intégrés à l’URSS et que cette situation organisait, de facto, leur mode de rapport à leur environnement régional et international, la fin de l’ère soviétique et l’avènement d’états indépendants a totalement bouleversé ce mode de distribution. Elle a ainsi permis à d’autres acteurs d’envisager des liens nouveaux avec cette région centrasiatique.

Quelles sont les ambitions en la matière ? Pour Moscou, Pékin ? Mais aussi pour les Etats-Unis, l’Europe, mais aussi à des puissances régionales comme l’Iran ou la Turquie ? Et d’ailleurs, quels sont les enjeux de cette bataille d’influence ?

Une émission préparée par Samuel Bernard.

Références

L'équipe

Florian Delorme
Production
Charlotte Roux
Réalisation
Tiphaine de Rocquigny
Production déléguée
Samuel Bernard
Collaboration
Clémence Allezard
Collaboration