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Quatrième et dernière étape de notre semaine dédiée aux nouveaux visages de l'agriculture, ce matin: l'intérêt croissant des investisseurs pour "la terre".

Lundi, nous nous interrogions autour de la potentielle fin des subventions, mardi c'était à la climato intelligence que nous nous intéressions... et hier, nous allions au Niger, en Inde, & au Viet-Nam aux nouvelles technologies.

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Selon un rapport d’Oxfam publié il y a quelques jours, les banques françaises continueraient de spéculer sur les prix des matières premières agricoles et cela malgré les engagements pris en février 2013.

En effet, selon les calculs de l’ONG, le montant total des fonds de placements gérés par les banques françaises et exposés aux matières premières agricoles s'élèverait aujourd'hui à plus de 3,5 milliards d'euros (soit près d’un milliard de plus que ce qui avait été repéré en 2013).

Des accusations qui relancent le débat sur la responsabilité de la spéculation financière dans la flambée des prix alimentaires mondiaux.

En juillet 2012, les prix des denrées alimentaires s’étaient envolés, faisant ressurgir le spectre de nouvelles émeutes de la faim (comme celle que l’on avait connu en 2008). Une flambée qui a également mis à nouveau en avant les carences de la régulation des marchés agricoles.

Alors la spéculation est-elle la principale responsable de la flambée des prix ? Peut-on, doit-on l’interdire, la contrôler ? Quelles sont les denrées agricoles « porteuses » sur les marchés financiers ?

La terre est-elle une valeur refuge à l’instar de l’or et de l’immobilier ?

Qui sont les investisseurs et quelles sont les pays les plus touchés par cet « accaparement des terres » ?

Que se passe-t-il dans les territoires quand l’agriculture est pilotée par des entrepreneurs largement étrangers au monde rural et agricole?

Nous irons du côté de Madagascar, un pays particulièrement touché par le phénomène d’accaparement des terres comme nous le dira Perrine Burnod , économiste, chercheur au CIRAD basée à Antananarivo…

Enfin, on partira en Roumanie avec Attila Seutch , coordinateur de la campagne d’Eco Ruralis… La Roumanie qui, elle aussi, est touchée par le phénomène.

*Une émission préparée par Tiphaine de Rocquigny *

Références

L'équipe

Florian Delorme
Production
Tiphaine de Rocquigny
Collaboration
Peire Legras
Réalisation
Clémence Allezard
Collaboration
Xavier Martinet
Xavier Martinet
Xavier Martinet
Production déléguée