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Le diamant, sa taille et son négoce se résumait à un seul nom : Anvers et sa communauté juive. Londres, siège de l’entreprise quasi monopolistique d’extraction, la De Beers, était à une journée de bateau, et Paris et ses joailliers, à portée de train.Et puis la 1ère guerre mondiale a interrompu 4 années durant le commerce et la 2nde a décimé la communauté juive d’Anvers.

La ville s’est relevée et son marché du diamant aussi, vaille que vaille, dès 1945 pour connaître un véritable âge d’or dans les années 70. Et puis, petit à petit, la taille du diamant s’est déplacée vers le Gujarat, dans le Nord-Ouest de l’Inde.

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Alors pour résister, Anvers s’est réinventée : les deux tiers du négoce mondial des diamants bruts passent toujours par les rives de l’Escaut et la ville ne taille plus que les plus beaux diamants.Quant aux diamantaires juifs, ils sont toujours là et avec beaucoup d’intelligence et de sens des affaires, ils ont fait la seule chose efficace pour survivre : partager.

Aujourd’hui, ces diamantaires anversois cohabitent avec « 400 familles » indiennes installées de négociants. Mais aussi des Libanais, des Chinois – nouveaux venus –, des Russes, des Sud-Africains.Et même si de nouvelles « capitales » du diamant voient le jour, Anvers reste encore et toujours incontournable.

On en parle ce matin avec :

**- ** Eddy Vleeschdrager , historien et expert en diamants

**- ** Chaim Pluczenik , directeur de Pluczenik Diamond Company

- François Rabaté , politologue, journaliste et documentariste, auteur d’un documentaire produit par Sunset Presse en 2009 : Diamants, les nouveaux mondes

Références

L'équipe

Florian Delorme
Production
Doria Zénine
Réalisation
Lucile Commeaux
Collaboration
Philippine Proux
Collaboration
Sophie Bober
Collaboration