Birgitta Jonsdottir, leader du parti pirate islandais posant dans un bureau du parlement islandais
Birgitta Jonsdottir, leader du parti pirate islandais posant dans un bureau du parlement islandais ©Reuters - Gwladys Fouche
Birgitta Jonsdottir, leader du parti pirate islandais posant dans un bureau du parlement islandais ©Reuters - Gwladys Fouche
Birgitta Jonsdottir, leader du parti pirate islandais posant dans un bureau du parlement islandais ©Reuters - Gwladys Fouche
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Il y a 11 ans, le suédois Rick Falkvinge lançait un appel à fonder un parti des pirates. Depuis, ce mouvement citoyen a pris de l'ampleur dans plusieurs pays (Islande, Allemagne, Suède) et a fait son entrée au parlement européen. Quelle idéologie défend-t-il ? A quels obstacles doit-il faire face?

Avec
  • Etienne Dubslaff Maître de Conférences en civilisation allemande à l’Université Paul Valéry de Montpellier, sa thèse portait sur la naissance du parti social-démocrate allemand.
  • Halldóra Mogensen depuis Reykjavik en Islande, députée du Parti pirate islandais.
  • Lancelot Pecquet Créateur de l’entreprise « Will Strategy » et cofondateur de l’association « République citoyenne ».
  • Yohann Aucante Politiste, maître de conférences à l’EHESS et chercheur au CESPRA, spécialiste de la Scandinavie

Au cœur de l’idéologie pirate : le numérique. Les questions de transparence, de gouvernance, de neutralité du web, les libertés publiques. Produit d’une génération connectée, d’un rejet de la politique traditionnelle, les partis pirates ont été fondés par des personnalités « geeks », en phase avec des questions techniques lié à internet – parfois même hackers – et attaché à la liberté du web et à son horizontalité.

En utilisant les termes de « pirates », de « hacker », les militants font référence aux figures traditionnelles de la culture numérique. Mais avec les partis pirates, les questions numériques ont eu pour ambition d’embrasser un projet politique plus large.

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Depuis leur naissance, les partis pirates ont connu des succès : deux représentants du parti pirate suédois avaient été élus au Parlement européen après les élections de 2009, mais depuis 2014, il n’y a qu’une rescapée pirate: l’allemande Julia Reda, connue pour son « rapport » concernant les droits d’auteurs, très décrié en France. En Allemagne, après une percée électorale en 2011, le parti y est devenu marginal.

Mais l’Islande, dès 2013, faisait renaître l’espoir : en effet pour la première fois le Parti Pirate envoyait trois représentants dans un Parlement national. Or, malgré ce succès, et alors que d’aucuns le voyait en capacité de prendre la tête d’une coalition en lieu et place d’un gouvernement démissionnaire suite au scandale des Panama Papers, il n’en a rien été. Les islandais ont préféré jouer la stabilité et le statut quo.

Comment le comprendre ? Comment expliquer qu’après un certain succès en Europe – du nord et en Allemagne notamment – l’élan de popularité semble s’être essoufflé ? Et plus généralement : que nous dit l’émergence de ces partis pirates de l’état de nos démocraties ?

Enfin, qui sont les pirates politiques ? « Démocratie liquide », « Gouvernement ouvert », transparent, horizontal... le modèle démocratique qu’ils proposent est-il applicable ? Peuvent-ils vraiment transformer nos régimes démocratiques ?

Une émission préparée par Clémence Allezard.

L'équipe

Florian Delorme
Florian Delorme
Florian Delorme
Production
Charles Le Gargasson
Réalisation
Charlotte Roux
Réalisation
Tiphaine de Rocquigny
Tiphaine de Rocquigny
Tiphaine de Rocquigny
Production déléguée
Samuel Bernard
Collaboration
Clémence Allezard
Collaboration