Publicité
En savoir plus
Peggy Pascal
Peggy Pascal
© Radio France

Dès son introduction en Europe par les Conquistadors espagnols, la pomme de terre s’affirme comme un aliment de base pour nourrir les populations, singulièrement pendant les périodes troublées: famines, guerres. La pomme de terre s’accommode plutôt bien aux conditions météos difficiles (sécheresse, altitude), certaines variétés font preuve d’une grande adaptabilité.

De plus, le rendement à l’hectare de la patate est particulièrement intéressant pour les cultivateurs. Enfin, le nombre de calories produites par litre d’eau nécessaires à la croissance de la PdT est plus élevé que pour le maïs, le riz ou le blé c'est-à-dire que la pomme de terre produit plus de «nourriture» par unité d'eau que n'importe quelle autre culture vivrière sans pour autant être très exigeantes en terme de qualité de sol et de conditions météos. On comprend donc combien cette patate constitue un atout de poids pour relever le défi de la sécurité alimentaire.

Publicité

Il n’en fallait pas plus que les Nations Unies lancent en 2008 l’année internationale de la patate mettant ainsi l’accent sur la nécessité de soutenir les projets de développement de la filière patate aux quatre coins du monde.

Nombre d’ONG travaillent sur les semences, l’irrigation, la formation des agriculteurs, le stockage, la commercialisation c’est tout le secteur qui s’affirme comme un axe majeur des projets de développement, de l’Afrique de l’ouest jusqu’aux campagnes chinoises (nous nous intéresserons ce matin à des projets qui se tiennent du côté de l’Afghanistan et du Niger). Quels sont les avantages (et les inconvénients) de la pomme de terre par rapport à d’autres filières alimentaires de première nécessité? Quel bilan peut-on faire des projets développement de la culture de pomme de terre? Peut-elle servir d’aliment substitutif universel?