Cour Pénale Internationale
Cour Pénale Internationale ©Reuters - Jerry Lampen
Cour Pénale Internationale ©Reuters - Jerry Lampen
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Aujourd'hui, nous recevons Thierry Oberlé, grand reporter du Figaro, de retour de Mossoul. Puis, nous reviendrons sur les récentes annonces du Burundi, de l'Afrique du Sud et de la Gambie, de quitter la Cour pénale internationale. Dans quelle mesure ces retraits soulignent-ils les limites de la CPI?

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Il y a quelques semaines, le Burundi a annoncé son retrait de la Cour Pénale internationale à travers le vote de son assemblée nationale. Son président, Pierre Nkurunziza, dont la réélection pour un troisième mandat avait embrasé le pays toujours traversé par de graves violences, cherchait à échapper à d’éventuelles poursuites.

Quelques jours plus tard, c’était à l’Afrique du Sud d’annoncer son retrait, et puis plus récemment encore, mardi dernier, la Gambie s'est engagée dans la même voie. Dans une déclaration télévisée, son ministre de l’information, Sheriff Bojang, a accusé la CPI de "persécution envers les Africains, en particulier leurs dirigeants" alors que, a-t-il poursuivi "au moins 30 pays occidentaux ont commis des crimes de guerre" sans être inquiétés...

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Comment comprendre cette cascade de retraits du Statut de Rome qui avait initiée la création de la Cour de La Haye ? Pourrait-elle se poursuivre ? Faut-il s’attendre à une sortie généralisée des pays africains ? Et de quoi cette crise est-elle le signe ?

Nous allons tenter de comprendre les fondements de la crise de légitimité qui mine cette institution.

Une émission préparée par Tiphaine de Rocquigny et Samuel Bernard.

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